[CULTURE] CAMEROUN : LE GÉNOCIDE DES BAMILÉKÉS PAR LA FRANCE

 

Entre 1962 et 1964, la France déploya des engins de la mort particulièrement impressionants pour une lâche mission d’extermination des populations civiles sans défense en pays Bamileké, dans l’Ouest Cameroun. Chars de guerre, hélicoptères de combat et autres gaz toxiques furent mis à contribution pour raser la région.

Max Bardet est un ancien officier du corps expéditionnaire et pilote d’hélicoptère qui a pris part active aux bombardements.

C’est avec fierté, qu’il s’en souvient:

« En deux ans, l’armée régulière a pris le pays Bamileké du Sud jusqu’au Nord et l’a complètement ravagé. Ils ont massacré de 300 000 à 400 000 personnes. Un vrai génocide !

Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques, les bamilékés n’avaient aucune chance.

A la fin de la guerre j’ai fait une prospection d’un mois avec un administrateur général du nom de Coudret. Ce n’est pas possible tous ces villages morts, où sont les habitants? Les villages avaient été rasés un peu comme Atilla.

(…)

On faisait plaisir au président Ahidjo parce qu’il fallait que le Cameroun garde ses liens avec la France »

Acteur et témoin de cette macabre scène, le pilote génocidaire utilise bien les expressions génocide, race anéantie, villages rasés, un peu comme Attila, le chef des Huns qui envahit les empire d’Orient et d’Occident au Ve siècle. Mais combien ya t-il eu de victimes entre 1955 et 1962? Combien y en a t-il eu entre 1964 et 1971? Selon l’auteur Kago Lélé, les chiffres tournent entre 800 000 et 1 million dans la région des hauts plateaux

 

Sources:
– cameroonvoice
– Le Cameroun: Autopsie d’une exception plurielle en Afrique » par Kengne Fodouop, L’harmattan, ISBN 978-2-296-12271-0
– Max Bardet et Nina Thellier, O.K. Cargo !, Grasset, 1988

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