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Coronavirus : l’apparente immunité de l’Afrique interroge et inquiète

Plusieurs semaines après le signalement des premiers sujets contaminés au virus Covid-19, en Chine, plusieurs dizaines de pays industrialisés vivent au rythme des états d’urgence sanitaire. Mais, en Afrique où les systèmes de santé sont le plus précaires, seulement une douzaine de cas ont été recensés à travers le continent. Il faut dire que la situation intrigue les spécialistes.

En effet, avec 80.000 cas et plus de 2.700 morts recensés dans une quarantaine de pays,selon les dernières statistiques mercredi de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), moins d’1% d’entre eux ont été identifiés dans l’ensemble du continent africain, mais aucun décès n’a pour l’heure été enregistré. Pourtant l’institution avait pointé du doigt les risques de propagation de la maladie en Afrique, et les faiblesses de son système sanitaire.

Du côté des épidémiologistes, «personne ne sait», avoue le Professeur Thumbi NDUNG’U, de l’Institut africain de recherche sur la santé à Durban (Afrique du Sud). «Peut-être n’y a-t-il simplement pas tant de déplacements entre l’Afrique et la Chine», avance-t-il. Alors que Ethiopian Airlines, en Ethiopie n’a jamais suspendu ses vols avec la Chine depuis le début de l’épidémie. De son côté, China Southern vient de reprendre ses vols avec le Kenya.

Alors que d’autres évoquent une potentielle protection climatique. « Peut-être que le virus ne pousse pas dans l’écosystème africain, on ne sait pas« , esquisse le Pr Yazdan YAZDANPANAH, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat à Paris. Une hypothèse rejetée par Pr Rodney ADAM, de l’hôpital universitaire Aga Khan au Kenya qui assure, «nous n’avons aucune preuve d’une quelconque influence du climat sur la transmission, à l’heure actuelle, il semble que la vulnérabilité des Africains soit la même que celle des autres ailleurs».

Pourtant, une chose est certaine, la plupart des pays africains ne seraient pas capables de traiter des cas sévères nécessitant des soins intensifs. Notamment parce que les capacités sont limitées dans les capitales, mais dans les provinces, elles sont encore plus faibles

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