CONGO BRAZZAVILLE : PROCÈS D’OPPOSANTS AU RÉGIME

Le vendredi 11 mai, le général Mokoko l’un des principaux opposants du président congolais Dénis Sassou Nguesso a été condamné à 20 ans de prison après avoir été reconnu coupable d’atteinte à la sécurité de l’état par la cour criminelle de Brazzaville. Sept de ses complices ont été condamnés à la même peine. Au cours de son procès, l’homme s’est plongé dans un mystérieux mutisme.
Des activistes d’un mouvement citoyen de défense des droits de l’homme dénommé « Ras-le-bol » ont été arrêtés pendant le procès après avoir collé des affiches demandant la libération des prisonniers politiques. D’après les responsables du mouvement, au total, 23 de leurs militants ont été arrêtés.
Ils ont également fait comprendre au cours d’une conférence de presse être sans nouvelles des 20 de leurs militants qui ont été arrêtés à Pointe-Noire. Les trois arrêtés à Brazzaville ont été placés à la maison d’arrêt.
Le général Mokoko est l’ex chef d’état-major et ex conseillé du président Dénis Sassou Nguesso. La mésentente a commencé entre les deux hommes depuis que Mokoko s’est engagé en politique en s’opposant à l’homme fort du pays.
Plusieurs proches de Mokoko ont également été inculpés. Le procès de Mokoko est le début d’une série de procès d’opposants au régime en place.
Pour le responsable du mouvement « Ras-le-Bol », ces personnes condamnées et ceux dont le procès est en cours paient de leur engagement en politique et surtout du fait d’avoir tenir tête au président Dénis Sassou Nguesso qui a déjà passé plus de trente ans à la tête du pays.

Dah Minwicodji

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