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LE CODE NOIR, UNE LÉGISLATION POUR ESCLAVE (1685)

Aujourd’hui encore peu de personne ont connaissance de l’existence, durant la traite négrière atlantique, d’une législation spécifique qui était appliquée au esclaves. Pour certains politiques français ne connaissant que trop peu l’histoire, l’Afrique n’y a jamais joué un rôle majeur, ce qui est une bien grossière erreur. De l’autre côté il faut dire que la France, la grande France, la France des lumières, elle a toute sa place dans l’histoire, elle l’a marqué au fer rouge l’Histoire. Esclavage, colonisation, post-colonisation, génocide rwandais, algérien, vendéen, (commis sur son propre peuple), la collaboration, massacre des tirailleurs de Thiaroye et bien d’autres éléments nous rappellent que la France s’est très souvent illustrée dans l’histoire, mais pas toujours dans le bon sens. Dans ce musée des horreurs historiques de la France, un élément retient notre attention aujourd’hui, c’est le « code noir », un édit sur la police des esclave.

Le code noir fut promulgué en 1685, il comportait une soixantaine d’articles. Son objectif était de définir le statut juridique des esclaves dans les Antilles françaises. Le Code noir n’est pas un élément anodin de la traite négrière, certainement pas. C’est avec lui que le commerce des esclaves passe d’un cadre illégal, à un trafic institué, réglementé. L’esclavage devient une activité étatique. Si le code noir n’est pas enregistré au Parlement de Paris, l’esclavage étant interdit depuis le moyen-age, il vaut bien pour les colonies de la metropole. Sur ces territoires d’outre-mer, l’esclavage est d’usage, mais cela est admis pour « le bien de l’ordre public », toute l’expression de l’hypocrisie de la société française.

En réalité, si l’édit voit le jour en 1685, il est existe depuis. En effet, avec le code noir, l’on donnait juste un cadre juridique à une situation, à des règles qui, de fait étaient déjà appliquées et d’usage commun.

Autre élément caractérisant l’hypocrisie de ce système, la position de l’Église catholique. Pour elle, un chrétien ne peut être mis en esclavage, mais uniquement en métropole, dans les colonies, le raisonnement est tout autre. L’article 2 du code obligeait les esclaves à être baptisé, donc devenir chrétien, l’acquisition de cette qualité religieuse ne valait pour autant pas affranchissement.

S’il ne fallait retenir qu’un seul élément de cette article, c’est celui là. Selon le code noir, en son article 44, les esclaves étaient des biens meubles, ni plus ni moins, de simples choses appartenant à un maître leucoderme. Bien évidemment, il prévoyait les châtiments que le propriétaire pouvait infliger à sa chose. Cela allait des mutilations à l’exécution, en passant par une série d’autres châtiments.

Le code noir est un « acte juridique » qui nous rappelle à tous que oui, un jour certains ont décidé de faire de nous des être dépourvus d’âmes, de capacité à réfléchir, de coeur et de sentiments. Alors que personne ne viennent nous donner des leçons d’humanité et d’histoire aujourd’hui. Nous n’avons rien oublié. ‎

NegroNews

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