LE CLIP ANTI FLIC DE JO LE PHENO ÉPINGLÉ PAR LA JUSTICE

Le rappeur Jo Le Pheno est poursuivi pour provocation à une atteinte volontaire à la vie et injure publique envers une institution publique pour son clip « Bavure ».

Provocation au crime ou « liberté d’expression d’artiste »? Le parquet a requis vendredi 3 000 euros d’amende à l’encontre de Jois Ndjibu, alias Jo Le Pheno, rappeur jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour un clip « anti-flics ».

Son clip « Bavure », avait été diffusé sur internet en août 2016, retiré puis rediffusé en février 2017. « Trop de nos frères sont partis à cause d’une bavure policière. (…) Sans hésiter, faut fumer (les policiers) », chante notamment Jo Le Pheno dans son clip visionné près de 122 000 fois en septembre 2016, qui avait alors suscité l’indignation des syndicats policiers et une plainte du ministère français de l’Intérieur.

Une « incitation à la haine » exacerbée dans un contexte de violences à l’égard des policiers selon le parquet.
Jois Ndjibu, 23 ans, alias Jo Le Pheno, est poursuivi pour provocation à une atteinte volontaire à la vie et injure publique envers une institution publique, pour son clip « Bavure », diffusé sur Internet en août 2016, retiré puis rediffusé en février 2017.

« Trop de nos frères sont partis à cause d’une bavure policière. (…) Sans hésiter, faut fumer (les policiers) », chante notamment Jo Le Pheno dans son clip visionné près de 122.000 fois en septembre 2016, qui avait alors suscité l’indignation des syndicats policiers et une plainte du ministère de l’Intérieur.

« Ça sonnait bien avec les assonances de la phrase d’avant, j’aurais pu dire « faut les condamner » à la place de « faut les fumer » », a justifié le prévenu, inspiré dit-il par une « accumulation » de « bavures » : les affaires Adama Traore ou Lamine Dieng, morts après voir été interpellés, et l’affaire Théo dans laquelle un policier est mis en examen pour viol avec une matraque.

« C’est un chanteur de rap, pas de comptines », a plaidé Me Saïd Harir, son avocat, défendant « la liberté d’expression d’artiste » de son client et rappelant que ce dernier « n’a jamais cautionné les violences faites aux policiers ».

NegroNews

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