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[CINÉMA] L’ENFER DE LA DROGUE EN GUADELOUPE : « UN CAILLOU ET DES HOMMES », UN FILM DE FABIENNE ET VÉRONIQUE KANOR

Les soeurs Fabienne et Véronique Kanor viennent de réaliser un documentaire sur le drame du crack en Guadeloupe, intitulé « Un caillou et des hommes ». Véronique Kanor, réalisatrice et écrivain, parle de son film et évoque ses racines martiniquaises dans les studios d’Outre-mer 1ere.

DROGUE

Après le documentaire remarqué « Retour au cahier » (2013) sur le chef d’œuvre du poète Aimé Césaire « Cahier d’un retour au pays natal », les sœurs martiniquaises Fabienne et Véronique Kanor sont de… retour, avec cette fois un film sur le crack en Guadeloupe. Le crack, cette drogue à base de cocaïne, fait des ravages aux Antilles, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique.

Les deux réalisatrices ont passé un mois et demi de tournage en Guadeloupe et sont allés à la rencontre des victimes de cette addiction au crack. Elles ont posé leur caméra, écouté les témoignages des toxicomanes, de thérapeutes, de membres de la famille. Sans juger, sans accabler. Il en résulte un documentaire fort, parfois émouvant, diffusé actuellement dans le réseau des 1ere en Outre-mer, et qui sera présenté dans l’émission Archipels sur France Ô le 30 novembre à 14h55.

Dans l’interview vidéo qu’elle a accordée à La1ere.fr, Véronique Kanor revient sur les conditions du tournage du film et les rapports avec les différents protagonistes, mais également sur ses racines martiniquaises et ses projets cinématographiques et d’écriture. Sa sœur Fabienne Kanor, qui a coréalisé le documentaire, est actuellement à La Nouvelle-Orléans où elle termine son prochain roman.

REGARDEZ : l’interview de Véronique Kanor

Extraits : « Ce qui nous a intéressé dans le crack c’est que c’est la drogue qui vous enlève le plus de choses. Elle vous prend votre dignité, votre foi, vos certitudes, votre posture d’homme. Elle vous prend tout et là vous n’êtes plus rien. Et pourtant même quand vous n’êtes plus rien, à cet endroit là vous êtes quand même un homme. Nous avons voulu regarder cette humanité là, montrer l’homme là où il est aussi, dans l’ornière où il est tombé. Le film parle de cette humanité qui a chuté, et combien il va lui falloir de vaillance pour se redresser et être à nouveau du côté de la lumière ».

« La grève de 2009 en Martinique a été pour moi une renaissance à mon identité martiniquaise et aussi une reconnaissance, car j’ai participé à cette grève. Cela m’a galvanisé au niveau de ma posture dans le monde. Je me disais on va la faire cette révolution, pas seulement celle que la Martinique attend, mais que le monde en général attend. Pour moi, 2009 a été comme un laboratoire pour penser le monde différemment. Malheureusement, comme souvent dans les utopies, les magasins ont rouvert leurs portes, les banquiers leurs banques et les gens, eux, ont refermé leurs portes et parfois leur réflexion, et on a continué comme d’habitude. »

Source : http://www.la1ere.fr/…/l-enfer-de-la-drogue-en-guadeloupe-u…

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