Chili : les immigrants apportent 680 milliards au PIB

Un livre édité par l’académicien Nicolás Rojas, de l’Université Alberto Hurtado, et José Tomás Vicuña, directeur national du Service des migrants jésuites, a révélé que les immigrants contribuent pour plus de 680 milliards au PIB chilien.

Le livre «Migration au Chili: preuves et mythes d’une nouvelle réalité » indique que les immigrants ont fourni près de 0,4% du produit intérieur brut du pays. Les données sont révélées dans le chapitre « contribution fiscale nette de l’immigration au Chili ».

Pourtant, ce pays avait tenté de durcir les conditions d’entrée et de résidence pour les étrangers aspirants à vivre au Chili, sous la houlette du Président Sebastian Piñera.

Ces nouvelles lois portaient sur trois points essentiels :
Le visa touriste : valable 90 jours, il interdira formellement l’exercice d’une activité rémunérée sur le territoire chilien. Mais surtout, les détenteurs de ce visa ne pourront pas le faire évoluer en un autre type de visa sur le territoire chilien. Toute demande d’un nouveau visa, d’une autre nature, devra se faire dans leur pays d’origine, comme par exemple la France si cette personne est française.

Le visa de résidence temporaire : valable pour une période de temps limité, il concerne les étrangers souhaitant venir au Chili pour travailler, étudier, rejoindre un proche de nationalité chilienne ou en possession d’un visa de résidence permanente, ou encore pour répondre à des besoins humanitaires.

Principal changement ? Comme pour le visa touriste, la demande devra se faire en dehors des frontières chiliennes, auprès des autorités de votre pays d’origine, et donc en amont de votre arrivée au Chili.

Le visa de résidence permanente : accessible aux personnes ayant déjà eu un visa de résidence temporaire, la demande d’un visa de résidence permanente pourra s’accompagner d’une demande d’obtention de la nationalité chilienne. Seule condition ? La demande doit s’effectuer au moins 5 ans après la date du premier tampon chilien apposé sur le passeport, lors de l’obtention du premier visa.

Les chercheurs Bastién Maire et José Tessada affirment : «la principale contribution de notre résultat est de fournir des chiffres et des éléments concrets dans le débat sur la contribution fiscale de la migration. ».
Sarah Kossonou

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