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Champions du monde de Rugby, les Springboks donnent de la joie à une Afrique du Sud en crise

Au terme d’un match parfaitement maîtrisé, l’Afrique du Sud redevient championne du monde de rugby (12-32), 12 ans plus tard. Deux essais magnifiques inscrits par Mapimpi et Kolbe ont scellé le sort de la partie. Les Anglais n’ont jamais vraiment existé dans cette rencontre. C’est très motivé que les Springboks ont entamé la rencontre jouant chaque balle avec une énergie qui force l’admiration. Les joueurs se sont dès le départ sentis investis d’une mission : faire vivre à nouveau aux sud-africains la joie d’une coupe du monde. Chose qu’ils ont réussie, ramenant la magie du sport au pays de Mandela.

Les joueurs sud-africains ont fait d’une pierre deux coups : si les Springboks ont réussi à glaner le trophée Webb-Ellis, ils ont par la même occasion ramené la joie et la convivialité entre sud-africains. Ce sont des milliers de citoyens, noirs et blancs, qui sont descendus dans les rues de Johannesburg, Durban et toutes les autres villes du pays pour célébrer ce second trophée de l’histoire de la nation. Un symbole fort, d’autant que toute l’équipe s’est rangée derrière le premier capitaine noir de toute l’histoire de l’équipe, Siya Kolisi, pour brandir la coupe.

« Voir Kolisi brandir le trophée, sachant ce que ce pays a traversé, c’est absolument énorme » s’exclame Tshenolo Molatedi, un fan de rugby âgé de 26 ans.  « Cela fait vingt-cinq ans qu’on vit en démocratie, mais au cours de ces vingt-cinq dernières années, les Blancs ont dominé le rugby et le reste » estime Joseph Mitchell, acteur noir de 50 ans. « Il était temps que les gens de couleur puissent prouver au monde ce dont on est capable » ajoute-t-il comme pour montrer le désir que nourrissaient jusqu’à présent les Noirs de participer à la valorisation du rugby sud-africain.

Samedi, au Japon, pour la finale de la Coupe du Monde, l’Afrique du Sud alignait six joueurs noirs au coup d’envoi. Lors des précédents sacres des Springboks en 1995 et 2007, ils étaient respectivement seulement un et deux alors que les Blancs représentent moins de 10 % de la population sud-africaine. Ce trophée vient un temps soit peu apaiser les cœurs, dans un pays où les tensions raciales continuent régulièrement de diviser dans un contexte de fortes disparités économiques.

Harris DJIRO

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