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CAMEROUN : AVANT LES RÉSULTATS, MAURICE KAMTO S’AUTOPROCLAME PRÉSIDENT

« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué. J’ai reçu du peuple un mandat clair que j’entends défendre jusqu’au bout », a déclaré Maurice Kamto, 64 ans, ex-ministre délégué à la Justice (2004-2011) de Paul Biya, avocat au barreau de Paris et président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’homme a donc décidé de s’autoproclamer vainqueur de l’élection présidentielle du dimanche dernier au Cameroun, avec comme principal adversaire le président actuel du pays, Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans.

Même s’il n’a pas donné de chiffres, de pourcentages et n’a pas indiqué sur quoi il basait ses affirmations, Maurice Kamto secoue une présidentielle jusque-là assez morne tant la victoire du président sortant, Paul Biya, est attendue. Selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, par cette proclamation avant les résultats officiels, M. Kamto est « manifestement hors la loi »
« Quiconque se met en travers (des institutions nationales) rencontrera naturellement la rigueur de la loi, parce que la force appartient à la loi. M. Kamto n’aura pas le gouvernement en face, mais toute la nation qui n’accepte pas qu’on déstabilise la seule religion qui nous soit commune, à savoir la paix », a lancé Bakary.

Mais n’allant pas dans le sens du ministre, un autre candidat de poids, Akere Muna, également avocat et qui s’était retiré de la course en faveur de Kamto, réitère son soutien à ce dernier en étant présent lundi à la conférence de presse.
Kamto a dénoncé de « multiples cas de fraude orchestrée par le pouvoir », auquel il a néanmoins tendu la main : « Mes bras leur restent ouverts pour qu’on œuvre ensemble à la renaissance nationale. J’invite le président de la République à organiser les conditions d’une transition pacifique afin de mettre le Cameroun à l’abri d’une crise électorale dont notre pays n’a nullement besoin. Comme je m’y suis engagé, je lui assure à lui-même et à sa famille toutes les garanties de sécurité, d’immunité et de respect dû à son statut », a-t-il affirmé.

Pour Grégoire Owona, ministre du Travail et secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), c’est d’une insolence de la part de Kamto d’avoir invité le président Paul Biya à organiser la passation de pouvoirs .

M. Kamto faisait partie des sept candidats opposés au favori Paul Biya, 85 ans, dont près de trente-six au pouvoir, qui briguait un 7e mandat consécutif.

VINCINQ ZEROWIT

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