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CAMEROUN: LE GROUPE BOLLORÉ RESPONSABLE DU DERAILLEMENT D’ESEKA 

« Au terme de ses investigations, la commission d’enquête a établi les responsabilités à titre principal du transporteur, la société Camrail dans le train Intercity n° 152. Le rapport d’enquête a conclu que la cause principale du renversement du dit train est une vitesse excessive de 96 Km à l’heure dans une portion de voie où la vitesse est fortement limitée à 40 km/h ».
C’est par ce communiqué que la Présidence de la République du Cameroun, par le biais de son secrétaire général, a clairement fait état de la responsabilité de la filiale locale du Groupe Bolloré.

En effet, suite au déraillement d’un train de la Camrail à Eseka en octobre dernier, ayant occasionné pas moins de 79 morts et 600 blessés, une commission ad hoc avait été mise en place. Les conclusions de l’enquête menée par celle-ci sont toutes à charges contre la filiale du géant français Bolloré. L’accident est le résultat du non respect de règles de sécurité élémentaires.

Il faut dire qu’au vu de l’accumulation des anomalies sur le train n° 152 mis en circulation ce jour-là, l’on est tenté de penser que l’accident était si prévisible et donc évitable. Au terme de l’enquête, on note ainsi des « surcharges du convoi, rallonge inappropriée de la rame, utilisation de voitures voyageurs dont plusieurs présentaient des organes de freinage défaillants, l’utilisation d’une motrice dont le freinage était hors de service, absence de vérification sérieuse de la continuité du freinage de la rame avant son départ de Yaoundé, refus de prise en considération, par la hiérarchie de Camrail, des réserves émises par le conducteur du train, du fait des anomalies sus-citées. ».

En raison de ces accusations graves, Paul Biya, président du Cameroun a fait savoir que la justice devait s’appliquer avec toute sa rigueur dans cette affaire. Mieux encore, il souhaite désormais que soit revu le partenariat entre la Camrail et l’Etat camerounais, qui ne possède actuellement que quelque 15% de cette société.

Concernant les victimes, la Présidence a annoncé que serait mise à disposition une enveloppe à hauteur d’un milliard de francs cfa supplémentaire, soit 1,5 million d’euros.

Cette affaire va entacher davantage l’image du groupe Bolloré. Un procès ouvert le 17 mai à ‎Douala met directement en cause le PDG Vincent Bolloré, mais également le directeur général de Bolloré Transport et Logistics, Cyrille Bolloré, un des fils de ce sulfureux personnage. Quatre autres plaintes ont également été déposées. Il nous tarde de voir ce qu’en dira la justice. Sera-t-elle du côté des victimes ou du côté de l’argent ?

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