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CAMEROUN : LA DEMANDE DE LIBÉRATION PROVISOIRE DE MAURICE KAMTO REJETÉE

La cour d’appel de la région du Centre a confirmé mardi la décision rendue par le tribunal de première instance le 7 mars dernier, laquelle rejetait – sans surprise – la demande de libération provisoire de Maurice Kamto et de ses alliés politiques. 17 militants ont été arrêtés devant le palais de justice de Yaoundé, à l’intérieur duquel a le verdict a été prononcé.

Des dizaines de Camerounais ont défié l’interdiction de manifester dans les rues de Yaoundé, la capitale, réclamant la libération du chef de l’opposition, Maurice Kamto arrêté en janvier et inculpé de sédition pour avoir contesté les résultats de l’élection de l’année dernière.

Le gouvernement camerounais a annoncé le 5 avril l’interdiction de manifestations prévues par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, principal opposant de Paul Biya, arrêté fin janvier. « Les manifestations programmées par le MRC les 6 et 13 avril 2019 sont interdites », avait affirmé dans un communiqué, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale.

Dans le même document, le ministre, qui accuse le MRC, principal parti d’opposition, d’être dans une « logique de provocation et de planification de l’insurrection au Cameroun » se fait menaçant : « Les instigateurs et les contrevenants, quels qu’ils soient, se heurteront à la rigueur de la loi ».

Avec des dizaines de partisans du parti d’opposition MRC, il a été inculpé de sédition, d’insurrection et d’incitation à la violence. Plus tôt ce mois-ci, ses avocats ont quitté le tribunal pour protester contre le fait que la procédure se déroulait à huis clos.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement camerounais à lever l’interdiction des rassemblements de l’opposition plutôt que d’interdire la dissidence et de verrouiller ses opposants.

Dans sa déclaration du vendredi 5 avril, le ministre de l’Administration territoriale reprochait également au MRC d’avoir « programmé et exécuté [fin janvier, Ndlr] le saccage des ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin par des groupuscules à sa solde ».

Les avocats Me Dupont-Moretti et Me Vey ont saisi l’Onu jeudi 4 avril au sujet de l’incarcération « arbitraire » d’opposants camerounais, parmi lesquels Maurice Kamto, dont ils réclament la libération « immédiate ».

NN

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