BURUNDI : LE RAPPORT DE L’ONU CONTESTÉ

Accusé par l’ONU de violations de droit de l’homme et de crimes contre l’humanité suite au scrutin présidentiel qui a vu le Président Pierre Nkurunziza remporter son 3e mandat le vendredi 24 juillet 2015 dès le premier tour, avec plus de 69 % des voix, le gouvernement Burundais rejette ces accusations et dénonce la manipulation.

Réagissant au rapport final de la commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi présidée par l’algérien Fatsah Ouguergouz qui a saisi la CPI en demandant à cette dernière l’ouverture d’une enquête dans les plus brefs délais, le gouvernement Burundais par la voix de son porte-parole dénonce un complot et décrit un rapport « partial, manipulé, orienté ».

« Les preuves sont désormais réunies, que cette commission a été créée en réalité afin de monter la Cour Pénale Internationale contre le Burundi alors que ce dernier a officiellement signifié son retrait de cette cour à cause justement de la politisation constatée des rapports sur lesquels elle se base pour s’intéresser à des pays ou en ignorer d’autres, » a affirmé Philippe Nzobonariba, porte-parole et Secrétaire Général du Gouvernement du Burundi.
De l’avis de plusieurs observateurs géopoliticiens Africains, le récent rapport de l’ONU et la demande d’ouverture d’une enquête lancée à la CPI entre en droite ligne avec la volonté de maintenir les Etats Africains sous le joug de la domination. Cette démarche vise certainement à intimider l’Etat Burundais et à faire avorter son projet de retrait de cette cour rejetée par de nombreux africains.
L’opposition burundaise de son côté voit en ce rapport, un espoir de sortie véritable de crise, l’ouverture d’une nouvelle ère d’espoir et la fin de l’impunité.
Les violences postélectorales de 2015 ont fait plus de 500 à 2 000 morts, selon les sources onusiennes et certaines ONG, et ont poussé à l’exil plus de 425 000 Burundais.

NegroNews

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