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LES BOUILLONS ALIMENTAIRES, CAUSE D’INSUFFISANCE RÉNALE AU SÉNÉGAL

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que, globalement, 5 à 10 millions de personnes meurent d’insuffisance rénale chaque année. Au Sénégal, 6 000 nouveaux cas d’insuffisance rénale apparaissent chaque année. Le Dr Abdou Niang, chef de service néphrologie du Centre hospitalier national Dalal Jaam, indexe les bouillons culinaires. Selon lui, la consommation incontrôlée des bouillons est la source des nombreux cas d’hypertension et d’insuffisance rénale au Sénégal.

Le DR Niang a demandé une limitation de ‘’ la quantité de sel utilisée dans la cuisine et éradiquer définitivement l’utilisation des bouillons alimentaires’’ lors d’un entretien accordé à un média sénégalais.

Selon le spécialiste, la consommation abusive du sodium (sel) agit sur la rétention des liquides et la pression artérielle. Lorsque les reins ne fonctionnent pas correctement, un contrôle de la quantité de sel s’impose.

Un excès de sodium (sel) peut causer de l’hypertension qui, à son tour, risque d’endommager davantage les reins. Il peut aussi augmenter la quantité d’eau qui demeure dans le corps et provoque des œdèmes au visage, aux jambes et aux mains ainsi que des essoufflements. L’adoption d’un régime sain et faible en sodium aidera à contrôler ces symptômes, mais surtout, il faut bannir les bouillons alimentaires des repas.

« C’est l’hypertension artérielle qui est la première cause d’insuffisance rénale chronique au Sénégal. Et le traitement anti hypertenseur aussi précoce que possible, occupe une place capitale pour freiner la destruction des reins. Il est indispensable de maintenir constantes les valeurs tensionnelles en dessous de 135-85 », a expliqué le Professeur Abdou Niang dans un entretien accordé à africa check.

« Un élément important pour éviter cette hypertension artérielle, c’est la diminution de l’apport en sel dans l’alimentation », conseille-t-il

Il ajoute que « la deuxième cause, ce sont les infections. En général ça peut être des infections bactériennes, virales ou parasitaires. On les appelle des glomérulonéphrites ».

L’autre cause importante d’insuffisance rénale au Sénégal est « le diabète ».

Actuellement, relève le Professeur Abdou Niang, « c’est une des causes les plus fréquentes d’insuffisance rénale dans les pays développés. Et si le diabète est dépisté précocement et traité correctement, il y a des chances raisonnables pour que les complications rénales, voire cardiaques ou cardiovasculaires s’installent plus tardivement et avec une intensité moindre ».

Hormis le diabète, relève le spécialiste, « une autre cause qui est très fréquente au Sénégal, c’est l’usage des médicaments toxiques traditionnels ».

« Aujourd’hui, la pharmacopée traditionnelle est pratiquement utilisée par la grande majorité de la population et le degré de toxicité des produits utilisés est généralement inconnu. Et donc il faudra sensibiliser, mais surtout réglementer cette médecine traditionnelle », conseille-t-il.

Le spécialiste demande aux Sénégalais de faire surtout attention à leurs habitudes culinaires, d’éradiquer les bouillons alimentaires des assiettes sinon ils risquent de se retrouver dans les centres de dialyse.

NN

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