BOLLORÉ A LA JUSTICE DANS LE DOS

D’après le site d’information Challenges, des juges parisiens, habitués des grandes enquêtes politico-financières sont intéressés par les affaires de Vincent Bolloré sur le continent africain.

En effet au cours des élections présidentielles en Guinée en 2010, Alpha Condé a bénéficié des conseils de l’agence de communication Havas dans laquelle Bolloré détient des parts. Une fois élu, Alpha Condé a résilié par décret présidentiel, avec effet immédiat, les contrats de mise à concession du terminal à conteneurs du port autonome de Conakry, son extension et l’aménagement d’un espace de la gare ferroviaire, conclue entre l’état guinéen et la société Getma international. Le soir de la prise du décret, les locaux de Getma ont été pris d’assaut par les militaires guinéens et deux jours après, Bolloré récupère la place de Getma.

 

Au Togo Bolloré a également mis en place la même stratégie. Au cours des élections où Faure Gnassingbé était candidat à sa propre succession, Havas intervient pour gérer une partie de la communication du candidat. Une fois élue, Faure Gnassingbé offre la concession du port de Lomé au groupe Bolloré Africa Logistic.

Comme quoi, à chaque fois que Havas participe au succès dans un pays africain, le groupe Bolloré Africa Logistic remporte la gestion d’un des poumons de l’économie du pays.

Le vendredi 8 avril 2016, le siège du groupe Bolloré Africa Logistics en France avait été perquisitionné par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Ceci dans le cadre de l’enquête sur la procédure d’obtention des ports de Lomé et de Conakry par Vincent Bolloré.

Selon le site d’informations Challenges, Le PDG du groupe Bolloré va devoir s’expliquer dans les jours à venir sur ses activités africaines à la demande des magistrats parisiens Serge Tournaire et Aude Buresi.

Dah Minwicodji

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