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BLANCHIMENT DE LA PEAU : UNE BATAILLE QUI PORTE SES FRUITS AU GHANA

Fervent défenseur d’un problème récurrent touchant la communauté afro-descendante depuis des décennies maintenant, l’ancienne colonie britannique n’a pas hésité à prendre des mesures contre le blanchiment de la peau.

En effet, c’est en 2017 que le Ghana décide de s’attaquer sévèrement à ce fléau qui gangrène des pays, des populations et en particuliers une communauté et ce depuis des décennies. Cette initiative datant de 2017 a permis une prise de conscience au sein de la population Africaine ce qui est montre une avancée majeure et attendue pour bon nombre de personnes.

Le blanchiment de la peau est un phénomène très répandu en Afrique mais pas que, il est important de rappeler que nous le retrouvons aussi en Asie (Chine, Japon, Thaïlande, Philippine, Inde, Bangladesh, Népal, Indonésie, Malaisie, Taïwan…), en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Pérou, Bolivie, Uruguay, Paraguay, Venezuela, Equateur, Chili…), ainsi qu’au Maghreb et au Moyen-Orient.

Fort de ce constat, il est appréciable de souligner que cet effort de changement de mentalité initié par la cinéaste ghanéenne COMFORT Arthur porte ses fruits ; son animation, « Black Barbie » relate la souffrance endurée par les femmes noires « foncées » qui peinent à trouver leur place au sein d’une société valorisant les femmes au teint clair.

Après maintes études dermatologiques et scientifiques destinant à prouver les dangers des produits éclaircissants, la « Food and Drugs Authority » [l’autorité en charge des produits alimentaires et pharmaceutiques] a pris une mesure draconienne depuis janvier 2017 : l’interdiction d’entrée de crèmes de blanchiment dans le pays.

En 2018, le Ghana est le pays qui a vu sa croissance augmentée de façon significative. En effet, en 2017, son PIB était de 5,9%, le FMI (Fond Monétaire Internationale) prévoit pour l’année 2018, une croissance pouvant aller jusqu’à 8,9%. Cette croissance s’expliquant par les hydrocarbure (pétrole, gaz, électricité) mais aussi grâce à l’agricole (cacao notamment). Cette économie fulgurante permet d’asseoir la légitimité qu’à le Ghana à défendre un tel sujet, tabou il y a encore peu, non seulement à côté de ses pays voisins mais aussi au sein de l’Afrique toute entière.

Une chose est sûre, que l’on soit pour ou contre le blanchiment de la peau – à l’aide de produits éclaircissants, injection et/ou tout autre(s) type(s) de méthode(s) – le débat est ouvert. Le Ghana a osé mettre en lumière un sujet controversé et agir en conséquence pour sa population, ce qui force respect et admiration.

Faïna DZAH-SALI

 

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