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Au Bénin, le président de la République ne pourra effectuer désormais que deux mandats

Le Parlement béninois a adopté vendredi une révision constitutionnelle qui limite à deux les mandants présidentiels et à trois celui des mandats législatifs. Décision qualifiée d’unilatérale par l’opposition. Il ne s’agit ni d’une nouvelle République ni d’une nouvelle Constitution, disent les initiateurs de la révision, qui expliquent que c’est la nature des recommandations du dialogue politique, transformée en proposition de loi qui l’imposait.

Ce 1er novembre, la loi portant révision de la Constitution a été votée à l’unanimité des 83 députés de l’hémicycle. Ce sont quarante articles qui ont été révisés en un temps record par les membres du parlement. Cette Constitution garde inchangée la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, mais indique que « le président de la République ne peut faire plus de deux mandats dans sa vie ». Les députés eux, ne pourront plus excéder trois mandats alors qu’aucune limitation n’était jusque-là prévue pour les parlementaires.

La loi portant révision de la Constitution est une première au Benin depuis son adoption en 1990. Le nouveau texte prévoit aussi la création d’un poste de vice-président élu en même temps que le Président à la majorité absolue des voix lors d’élections à deux tours. La révision prévoit également la mise en vigueur d’autres décisions à l’horizon 2026. Ce sont l’abolition de la peine de mort, une meilleure représentativité des femmes au Parlement et l’organisation d’échéances générales (présidentielles, législatives, municipales et locales).

L’opposition ayant été exclue des législatives du 28 avril, le Parlement béninois est composé uniquement des députés de la majorité présidentielle. L’opposition a donc annoncé son intention d’organiser une nouvelle manifestation pour protester contre la révision constitutionnelle, sans en préciser la date. Plusieurs leaders de partis politiques se sont réunis jeudi 31 octobre à l’invitation de l’ancien président Nicéphore Soglo (1991-1996) pour définir les actions à mener. Le parti des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de l’ancien président Boni Yayi (2006-2016), actuellement en exil, a également fustigé « une révision précipitée et unilatérale ».

Avant d’entrer en vigueur, la nouvelle Constitution doit être validée par la Cour constitutionnelle et être promulguée par le chef de l’État.

Harris DJIRO

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