BEAUMONT-SUR-OISE : LA FAMILLE DABO MENACÉE D’EXPULSION

L‘institution publique intervenant dans le domaine du logement social plus connu sous le sigle OPAC fait depuis quelques jours la une de l’actualité à Beaumont-sur-Oise en raison d’un conflit qui opposerait l’organisme à la famille Dabo, un conflit qui dure depuis 25 ans!

Le litige dont il est question, repose sur le logement de la famille Dabo, une maison acquise en 1988 dans le cadre d’une coopérative, filiale de l’OPAC de l’Oise. Les faits reprochés à cette famille seraient une dette d’u montant de 186.000 euros réclamée aujourd’hui par l’OPAC, faute de quoi après la trêve hivernale, l’expulsion de la famille pourrait être effective.

Seulement selon Me Yann Lebras l’avocat de la famille, les accusations de l’OPAC ne tiendraient pas la route, car les versements relatifs à l’achat de la maison ont bien été réguliers, un argument qu’il justifie en évoquant les paiements récurrents des APL (aide pour le logement) qui n’ont jamais été suspendues, preuve qu’il n’y aurait donc pas eu de manquement à ce niveau du coté de la famille. Cependant, tout ne semble pas aussi limpide du côté de la partie adverse, les éléments du dossier révèlent en effet de sombres agissements de la part des plaignants.  À la suite du décès du père de famille, l’OPAC perçoit en 1995 le capital-décès de 86 000 € (550 000 F à l’époque), mais le cache à la famille! Ce n’est qu’un an plus tard que la justice prend acte du versement, mais estime que cela ne change rien et maintien le jugement d’expulsion de la famille pourtant le dirigeant de l’OPAC désigné à l’époque responsable de cette fraude sera bien licencié.

La famille criant au vol porte plainte à son tour pour escroquerie et réintègre le logement ni plus ni moins s’estimant dans son droit.

Les éléments fournis par l’office HLM, révèlent que la famille a néanmoins versé 182 000 € depuis 1995, additionné au capital-décès du défunt père,  ainsi qu’aux APL. Cette somme qui correspond précisément au capital de la maison. Les 186 000 € demandés relevant de l’indemnité d’occupation et des intérêts qui courent… Depuis 25 ans.

Aussi révoltant et outrageant que cela puisse paraître l’OPAC maintient ses menaces en continuant de plaider l’erreur comptable concernant le capital décès dissimulé et qui selon eux d’ailleurs ne changent en rien la dette de la famille.

« C’est comme s’il ne s’était rien passé en plus de vingt ans, comme si nous n’avions rien payé. Nous sommes considérés comme des squatters » déclare Fatou Dabo, conseillère immobilier, et membre de la famille.

Après 25 longues années de procédures qui n’en finissent pas, que va t-il se passer pour la famille Dabo après la trève hivernale ? Comment la justice peut elle tolérer les manquements évidents de l’OPAC envers cette famille ?

 

Mrs Prue

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