Attaque terroriste: le Nord ivoirien en alerte

Trois cents militaires prêtent main-forte à la police et à la douane pour sécuriser les 1 116 km de frontières qui séparent le pays du Mali et du Burkina. « Les Burkinabés ont tiré sur des suspects. Nous ne voulons pas que, dans leur fuite, ils viennent se réfugier sur le territoire ivoirien. » , Affirme le commandant, Roland Seahet de Gohouo.
L’armée de terre ivoirienne se focalise sur les 1 116 km de frontière que partage la Côte d’Ivoire avec les deux pays les plus instables de la sous-région, le Mali et le Burkina Faso. Pour appréhender les infiltrations, elle a lancé l’opération « Frontière étanche ».
Aujourd’hui, en plus des douaniers et de la police, au moins 300 militaires aguerris surveillent quotidiennement une frontière tracée principalement par les éléments naturels. Mais, comme le remarque le commandant, « en saison sèche, les rivières et les fleuves sont en décrue et les infiltrations en terre ivoirienne deviennent plus simples ». D’autant plus qu’entre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali, les échanges sont permanents. Et donc, plus facile pour les terroristes de s’infiltrer. Il faut être sur ses gardes.
Des points de contrôle et des patrouilles regroupant jusqu’à 30 hommes vérifient les allées et venues des villageois ivoiriens en territoire burkinabé, juste en face. À Kavadogo, c’est une rivière qui marque la limite. Un lieu où les enfants aiment se baigner. Cependant, l’ambiance bon enfant n’empêche pas quatre blindés de débarquer dans le village pour monter la garde.
L’opération est délicate. Le commandant Roland Seahet répète les consignes au 4e bataillon de Korhogo, ville au nord de la Côte d’Ivoire : « Soyez vigilants et mettez-vous en disposition de combat », conseille-t-il.
Depuis le début de la crise sécuritaire au Sahel, la Côte d’Ivoire a connu un seul attentat djihadiste. C’était le 13 mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, à quelques kilomètres d’Abidjan. Il avait fait 19 morts et 33 blessés. Depuis, le pays espère ne pas revivre cette tragédie.
Sarah Kossonou

 

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