APRÈS UN ÉCHEC, TOTAL QUITTE LE SUD-SOUDAN

Le gouvernement du Sud-Soudan et la compagnie pétrolière française Total SA (TOT) ont fini les négociations sans aucun accord pour deux blocs dans la région de Jonglei, alors que le ministre du pétrole s’est engagé à attirer de nouveaux investisseurs.

Anciennement connu sous le nom de Bloc B, et détenu par Total conformément à un accord avec le gouvernement du Soudan, ce dernier a été divisé en trois parties en 2012.

En 2013, les deux parties ont entamé des discussions sur le bloc 1 et le bloc 2. En 2017, le ministère du Pétrole a attribué le troisième bloc 3 à la compagnie pétrolière nigériane, Oranto Petroleum.

Le ministre sud-soudanais du pétrole a déclaré que la compagnie pétrolière française souhaitait lancer de longs travaux d’exploration avant de signer un accord de partage de la production et de l’exploration (EPSA) avec le gouvernement.

« Le ministère du Pétrole du Sud-Soudan a déclaré sa volonté de procéder à la signature d’un projet d’EPSA, mais Total a insisté sur une période d’exploration extrêmement longue et sur des conditions économiques non viables pour le gouvernement », a déclaré Ezekiel Lol Gatkuoth.

Gatkuoth a regretté que Total, après cette longue période de négociations, ait été incapable de s’entendre sur des termes économiques et un calendrier qui fonctionne pour le pays

« Sans cette pierre angulaire, le ministère du Pétrole ne peut pas continuer à négocier avec Total, nous souhaitons discuter de l’exploration des blocs B1 et B2 avec de nouveaux partis », a-t-il ajouté.

Déjà en mars 2017, le ministre Gatkuoth a menacé de résilier les contrats attribués à Total à la fin du mois d’avril de la même année.

Depuis son indépendance, le Sud-Soudan compte sur le pétrole comme principale source de liquidités. En outre, le pays cherche à augmenter sa production pour avoir l’argent nécessaire pour le développement et le projet d’infrastructure après la fin d’une guerre civile de 5 ans.

La compagnie française a mis les pieds au Soudan en 1980 quand elle a obtenu un permis pour explorer le vaste bloc B. Total a parcouru 1 600 kilomètres de levés sismiques mais a dû quitter le pays en 1984 à cause des violence dans cette partie du pays.

Après l’accord de paix global de 2005, Total a dû lutter pendant plusieurs années pour conserver ses droits dans le bloc B après l’attribution du même bloc à la société britannique White Nile Ltd par des responsables sud-soudanais.

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