ANGELA DAVIS : UNE GRANDE FIGURE DU MILITANTISME AFRO-AMÉRICAIN

Rosa Parks, Martin Luther King, Malcom X autant de figures importantes, qui se sont investis toute leur vie dans le combat pour la cause des Noirs. Au milieu de tous, Angela Davis, une militante déterminée à entretenir le combat qu’ont mené ses pairs avant elle.  » À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici — ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes —, à la Marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement : nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au devant de la scène » avait déclaré la militante féministe le 21 janvier dernier lors du rassemblement la Marche des femmes a donné de la visibilité à celles et ceux qui s’opposent à Donald Trump.

 

Née le le 26 janvier 1944, dans les bas-fonds de Birmingham, état de l’Alabama, aux États-Unis. À l’époque des grands troubles et du racisme prononcé, dans une société très adeptes des pratiques ségrégationnistes. C’est très jeune qu’Angela Davis a fait de la cause des Noirs, le grand combat de sa vie. Née de parents activistes, la jeune Angela est élevée dans la contestation et la résistance et reçoit ainsi les influences de ses futures convictions politiques et conceptions philosophiques. Alors qu’elle n’a que 12 ans, elle participe au boycott d’une compagnie de bus qui pratiquait la ségrégation. À 14 ans, elle obtient une bourse pour intégrer Elisabeth Irwin High School » de New York où existe un programme d’aide aux élèves noirs, surnommé « Little Red Scholl House » à cause de sa sensibilité aux mouvements sociaux et politiques. Angela y rencontrera des enfants de leaders communistes, Bettina Aptheker qui, plus tard, en 1975 écrira un livre sur elle. Angela est dès lors recrutée par les Jeunesses Communistes, « Youth Communist Group ».

 

Alors qu’elle va poursuivre des études post-bac en France de 1963 à 1964, Angela fait face au racisme colonial. Elle partira ensuite pour l’Allemagne. Tous ces séjours auront nourri l’expérience de sa vie, qu’elle enrichira par les militantisme avec les Algériens en France et avec les jeunesses socialistes en Allemagne. Forte et riche de cette expérience, elle décide de rentrer aux États-Unis pour mettre son savoir en pratique et mener le combat de son peuple, le peuple noir. Ses amis assassinés sous ses yeux, l’oppression de la police raciste, lynchages, supplices et exécutions sommaires, tels sont les faits qui ont davantage forgé la détermination d’Angela à poursuivre son combat, poussant ainsi le gouvernement à l’époque à la surveiller de près. Jusqu’au jour où pour avoir montrer son soutien à un jeune condamné à mort, la militante accusée par le FBI d’avoir procuré les armes, devient la 3ème femme la plus recherchée par le FBI.

 

Arrêtée le 13 octobre 1970, dans un hôtel et accusée de meurtres et de séquestrations… c’est la peine de mort. C’est grâce à la pression internationale, elle est acquittée le 4 juin 1972 de toutes les charges qui pèsent contre elle par un jury composé uniquement de blancs. Rien de toutes ces malversations n’a altéré la volonté d’Angela Davis, puisqu’aujourd’hui à 73 ans elle est inépuisable et continue de lutter pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis et contre le système carcéral du pays. Mais Angela ne manque pas de prêter main forte aux contestataires contre le nouveau président des États-Unis.

 

Que ceux qui prônent encore la suprématie de l’homme blanc hétéro-patriarcal se méfient de nous. Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance. Résistance sur le terrain, résistance dans les salles de classe, résistance au travail, résistance par notre art et notre musique. Ceci n’est que le commencement, et, pour reprendre les mots de l’inimitable Ella Baker, « Nous qui croyons en la liberté, nous ne nous reposerons pas avant qu’elle n’advienne ». A-t-elle déclaré lors de son dernier discours au cours de la Marche de la Femme le 21 janvier dernier alors que Donald Trump venait d’être investi.

NegroNews

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