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ALGÉRIE: LE TRANSPORT EN COMMUN AURAIT ÉTÉ INTERDIT AUX NOIRS

Des rumeurs alimentées sur les réseaux sociaux, passant par des excuses des autorités algériennes sur le fond des communiqués et autres circulaires du Ministère des Transports algérien jusqu’à la réalité vécue par les Noirs sur le terrain, il y a matière à regarder de près l’interdiction avérée ou non, faite aux Noirs d’emprunter les moyens de transport en commun.

C’est une affaire qui a fait beaucoup de bruit en Algérie en début de mois d’octobre dernier. Le quotidien francophone El Watan y a même consacré un édito. Le scandale est venu d’une directive diffusée par les autorités de la wilaya (division administrative) de Mostaganem, dans le nord ouest du pays.
Après la vaste polémique suscitée par la directive interdisant aux opérateurs des transports (Taxis, bus…) de transporter des migrants en situation irrégulière, sous peine de voir leur permis retirés, la direction des transports de Mostaganem s’est excusée et a publié un communiqué à travers lequel elle corrige cette décision en indiquant que cette directive a été rédigée par erreur. La note où est écrit « Tashih »(Correction) porte le cachet humide et la signature du Directeur des transports de la wilaya de Mostaganem, M.Mustapha Kada Belfar.

Si une circulaire a bien été émise par le gouvernorat de Mostagenem, elle ne ciblait pas «les Noirs» comme cela a été parfois écrit, mais les migrants illégaux, selon les autorités de Mostaganem. Cette circulaire a été annulée dès le lendemain après avoir fait l’objet d’une vive indignation d’internautes algériens. En revanche, il est à noter que la circulaire incriminée affirmait prendre pour base légale une consigne du ministère : la consigne ministérielle a-t-elle été passée à toutes les wilayas d’Algérie? Le ministère des Transports n’a pas voulu s’exprimer à ce sujet.

Ce dont personne ne peut douter, et surtout pas les migrants Noirs, est que Alger a durci sa politique envers les migrants subsahariens au cours des derniers mois. Tolérés par l’administration depuis 2012, les travailleurs et les migrants d’Afrique de l’Ouest sont désormais la cible d’opérations de police et d’expulsions.

Ces dernières semaines, les forces de sécurité algéroises ont fait la chasse aux migrants, allant jusqu’à les rassembler sur les chantiers de construction ou sur leur lieu de vie, voire même les cueillir dans la rue. Plus de 3000 personnes ont été expulsées vers le Sud, à la frontière nigérienne, lors de vagues d’arrestations successives qui ont débuté en août.

NegroNews

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