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AFRIQUE DU SUD : Siya Kolisi accueilli en héros sur sa terre natale

Voilà quatre jours que les nouveaux champions du monde Rugby promènent la coupe à travers tout le pays. Mais à Port Elizabeth, Springboks s’emploie pour une fois au singulier : Siya Kolisi est le seul d’entre eux à rentrer véritablement à la maison. Il vient présenter la coupe à sa terre natale.

À l’extrémité méridionale de l’Afrique du Sud, le grand port de la province du Cap oriental est une ville rude où le chômage et la pauvreté sévissent aussi durement que dans tout le pays. Né de deux parents trop jeunes dans le township de Zwide, au nord de la ville, le joueur a souvent raconté comment, durant son enfance, il lui arrivait de ne pas manger à sa faim.

Cependant en ce dimanche matin 10 novembre, sur fond de temps gris et humide, Port Elizabeth, laisse tomber son visage de tristesse et revêt une ambiance particulièrement chaude.

Au fur et à mesure que la matinée avance, une foule s’amasse le long des boulevards. Un cri monte, repris par des dizaines de milliers de personnes, un appel du fond du cœur : « Siyaaaaa ! » Siya Kolisi, premier capitaine noir de la sélection nationale de l’équipe de rugby, enfant du pays et nouveau héros national, arrive en ville avec à la main le trophée Webb Ellis, symbole de la victoire sud-africaine en finale de la Coupe du monde au Japon, samedi 2 novembre. Cela faisait bien longtemps que Port Elizabeth ne s’était pas senti existé si fort.

Dans les rues, la foule s’impatiente : « Ils sont où ? On attend depuis 8 heures du matin, je ne suis pas allée à la messe pour le voir ! » Miriam Zilico ne rate jamais la messe. Mais elle voulait à tout prix voir Siya : « Il a fait beaucoup pour notre pays ! », a-t-elle ajouté. Les élèves de l’école primaire où le grand gabarit d’1,88 m a fait ses premières classes tiennent une banderole de remerciement.

En quelques secondes, la petite rue s’emplit d’une marée humaine. Siya brandit le trophée, rayonnant. Voilà quatre jours qu’il dirige cette marche triomphale des « Boks » mais, ici, l’enfant de Zwide semble seul sur le toit de son bus. À l’arrière, les autres joueurs se sont effacés. Cette journée n’appartient qu’à lui.

Sarah Kossonou

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