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AFRIQUE DU SUD : HELEN ZILLE DÉCHUE POUR APOLOGIE DU COLONIALISME

« Pour ceux qui considèrent que l’héritage du colonialisme est Seulement négatif, pensez à l’indépendance de la justice, au réseau de transports, à l’eau courante, (.) Est-ce que nous aurions ce niveau de soins spécialisés et de traitements sans l’influence coloniale ? Soyez honnêtes, s’il vous plaît, etc. », a twitté l’ancienne journaliste Helen Zille. Peu avant les excuses publiques présentées ce mardi. La gravité des faits justifie sans doute la longueur de la procédure disciplinaire. Plus de deux mois et demi après une virulente polémique en Afrique du Sud, et même au-delà, l’Alliance démocratique a décidé de déchoir Helen Zille de toute responsabilité au sein de la principale formation politique dont elle était présidente. Plus de vingt-cinq ans après la fin du régime de l’apartheid, cette ancienne dirigeante du parti d’opposition sud-africain, est clouée pour ses propos scandaleux.

Même si Helen Zille conserve son poste de première ministre de la Province du Cap-Occidental, l’ex-chef de l’opposition ne pourra plus exercer de fonction dirigeante dans les instances de son propre parti. Pour calmer la polémique, l’Alliance démocratique a nommé à sa tête, Mmusi Maimane, devenu depuis le premier noir à diriger ce parti qui parvient difficilement à décoller son étiquette de « parti blanc ». Ce dernier a déclaré que « Les tweets de Helen Zille m’ont personnellement rendu furieux, comme beaucoup d’autres, a répété mardi M. Maimane. Je veux que l’opinion comprenne que, sous ma direction, la DA travaille dur pour réconcilier les Sud-Africains, blancs ou noirs, sur la voie du progrès et de la prospérité pour tous. »

Dans une posture délicate, le parti rappelle que l’activisme anti-apartheid a permis de révéler la mort dissimulée de Steve Biko en 1977. En vain ! L’AD décide alors d’enclencher une procédure judiciaire contre Helen Zille et de nommer le premier noir à la direction du parti. Lors des élections locales d’août 2016, la DA, qui fait beaucoup d’efforts pour se débarrasser de son image de « parti blanc », avait réussi, avec l’appui des Combattants pour la liberté économique (EFF), un parti de la gauche radicale, à arracher au Congrès national africain (ANC) le contrôle de municipalités emblématiques comme la capitale Pretoria ou Johannesburg. Elle espère confirmer ce succès lors des élections générales de 2019 et battre l’ANC, qui dirige l’Afrique du Sud depuis 1994.
NegroNews

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