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AFRIQUE DU SUD: 2000 MANIFESTANTS CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Ce samedi, dans les rues de Pretoria, ils étaient 2000 personnes à crier leur désolation, leur mécontentement face au fléau de la violence dont sont victimes les femmes et les enfants, généralement dans l’indifférence la plus totale en Afrique du Sud.

Aussi, les hommes, rassemblés à l’appel d’un collectif baptisé « #pas en mon nom », étaient de sortie. Ceux-ci, largement majoritaires dans la foule arboraient des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire par exemple, « Je suis un père, un frère et un oncle aimant », « arrêtez ça s’il vous plait ». Un jeune homme venu avec son équipe de football s’est exprimé en ces termes, « Nous les hommes, nous sommes le problème, je le vois tous les jours, quand des hommes touchent des femmes, ou qu’ils utilisent leurs privilèges masculins pour rabaisser les femmes ».

Kholofelo Masha, un des organisateurs de la marche, a décrit la responsabilité des hommes dans cette dérive violente en quelques mots, « Pendant longtemps, les hommes se sont tus. Vous entendiez une femme crier près de chez vous, vous décidiez de dormir tout en sachant qu’il y avait un problème (…) Aucun homme ne doit battre une femme ou la violer pendant que vous tournez la tête ». ‎

« Cela fait trop longtemps qu’on nous a dit de nous taire, de nous comporter comme des femmes, d’avoir du respect, d’être humbles, de prier quand on a un problème. Nous sommes en colère,s’emporte-t-elle. Nos sœurs meurent tous les jours et personne n’est en sécurité. En Afrique du Sud, les hommes sont considérés comme des leaders, alors ils doivent montrer l’exemple aux plus jeunes », affirmait de son côté Zana, une manifestante. Des propos concernant la place de la femme qui étonnent quelque peu, surtout quand on connaît l’histoire de ce peuple, la place majeure de la femme durant la lutte anti apartheid. ‎

À l’occasion des funérailles d’une petite fille de trois ans, violée et assassinée dans la province du Cap, le Président sud-africain, Jacob Zuma, exprimait son inquiétude face à cette « grave crise » que traverse la nation arc-en-ciel. ‎

NegroNews

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