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AFRIQUE : LA SCOLARISATION DES ENFANTS EST LAISSÉE POUR COMPTE

AFRIQUE : LA SCOLARISATION DES ENFANTS EST LAISSÉE POUR COMPTE

La majorité des villages africains soufrent d’infrastructures scolaires adéquates. Les établissements scolaires sont rares et très éloignés. Il faut faire des kilomètres à pied pour aller au cours sinon s’installer en ville pour pouvoir étudier. Des initiatives communautaires sont prises par les parents d’élèves pour doter leurs villages du minimum nécessaire afin d’alléger la souffrance des enfants mais leurs bourses étant ce qu’elle est et la négligence des autorités aidant, les chantiers peines à finir, ailleurs, les classes sont insuffisantes ou encore il manque de matériel mieux il n’y a pas d’enseignants.

En Afrique noir la politique des états donne du privilège aux intérêts du colonisateur au détriment des nécessités et des besoins vitaux du peuple. Des prêts énormes, des aides gigantesques sont mentionnés mais la population n’arrive jamais à s’en sortir. Au Sénégal, en Guinée, au Mali, au Togo, Congo, Cameroun, Bénin …. Les régions reculées de la ville se prennent en charge pour scolariser leurs enfants. Pour aller au collège il faut faire des kilomètres à pied quel trépas ! De temps à autre, certains s’arrêtent et lèvent le pouce, espérant qu’une voiture, une moto ou une charrette accepte de les prendre. Serigne Sarr, 13 ans, inscrit en 6e à Ndiosmone, dans la région de Fatick, au Sénégal raconte : « Avec mes amis, on se rejoint sur la route pour être en groupe. Le temps paraît moins long. Malgré tout, j’ai souvent mal aux pieds, se plaint-il. Mais tout ceci va nous endurcir, je pense. ». Ils viennent des villages de Mbellongouth, Khondiogne ou Nakhama, et doivent parcourir entre 4 et 7 km pour se rendre à Ndiosmone.

Là-bas, en janvier 2016 les parents se sont cotisés pour démarrer un projet de construction d’un collège plus proche de leurs villages. Après avoir obtenu de la municipalité un terrain de 3,2 hectares, une cagnotte a été organisée. Les hommes ont mis chacun 1 000 francs CFA (1,50 euro), les femmes la moitié ce qui a aboutit à une collecte de quelque 230 000 francs CFA (350 euros).une somme qui n’a pas suffit à lever les briques. D’autres collectes ont été initiées mais hélas en dehors des deux classes de classe construites depuis juin 2017, les travaux sont à l’arrêt faute de finances. Ces projets n’aboutissent que lorsque des organisations non gouvernementales (ONG) ou associations nationales ou internationales viennent en appui.

La nonchalance des états sur le plan éducatif se retrouve parfois dans les villes où les infrastructures scolaires et universitaires délabrées, manquent de matériel, de professeurs et parfois d’électricité.

Il est temps que les élites africaines prennent conscience de l’impact que l’éducation à sur le développement afin de mieux s’investir et de créer un plan éducationnel conséquent et adapté aux réalités du continent.

DUNAMIS ADJIGO

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