AFFAIRE MCK : LA COUR DONNE RAISON À MOÏSE KATUMBI

En fin 2015, lorsque Moïse Katumbi s’apprêtait pour se lancer dans la campagne présidentielle congolaise, il avait décidé de vendre son entreprise de sous-traitance minière, Mining Company of Katanga (MCK), à Necotrans Mining, alors filiale du français Necotrans Holding. Pour environ 118 millions d’euros avec in paiement devant s’étaler sur trois ans.

Dans le contrat, il était prévu que les actions de la société Necotrans Mining, détenues par Necotrans Holding, société de droit français, seraient inaliénables tant que le prix de cession ne serait pas intégralement payé.

D’après  »Jeune Afrique », près de trois ans plus tard, seulement 20 millions de dollars avaient été versés aux bénéficiaires de MCK, devenu depuis NB Mining. Quid du solde ? « Je n’ai pas été payé », confiait Moïse Katumbi . Pire, quelques mois plus tôt, le 25 août 2017, le tribunal de commerce de Paris avait décidé d’ordonner la cession des titres de la société Necotrans Mining la société mère étant en redressement judiciaire au profit de la société Octavia, de Pascal Beveraggi. Par cette décision, cet homme d’affaires corse devenait le repreneur de NB Mining.

En décembre, le tribunal de commerce de Paris avait déclaré irrecevable la demande d’opposition du clan Katumbi à la vente de NB Mining à Pascal Beveraggi.

Ce 15 mai, la cour d’appel de Paris a annulé le jugement du tribunal de commerce de Paris du 19 décembre et celui du 25 août 2015. Selon Me François Kopf, avocat du clan Katumbi,  » aujourd’hui les titres de Necotrans Mining sont redevenus la propriété de Necotrans Holding, la société française. Padang et Astalia vont pouvoir faire valoir leurs droits, notamment celui de préemption pour acquérir ces 85 % et redevenir les actionnaires de Necotrans Mining, l’actionnaire à 100 % de NB Mining ; c’est une décision inédite, il est assez rare que la cour d’appel annule un jugement dans le cadre d’un appel-nullité pour excès de pouvoir. »

Ainsi, le clan de Katumbi a été rétabli dans ses droits.

Dah Minwicodji

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Suivez-nous sur Facebook