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AFFAIRE ADAMA TRAORÉ:  « LA VIE DES NOIRS COMPTE-ELLE EN FRANCE ? »

Voilà plus d’un an qu’Adama Traoré est mort dans des circonstances assez douteuses, la police affirmant qu’il est mort des suites d’une asphyxie. Dans un article pour Al Jazeera, la journaliste Rockhaya Diallo revient sur les conditions de son décès et les bavures d’une police trop souvent remise en cause…
Un an plus tard, le décès d’Adama Traoré en garde à vue, continue de soulever la question du racisme institutionnelle en France, écrit Rokhaya Diallo. Dans son article, la journaliste rappelle les détails de cette affaire.                       Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans d’origine malienne, est mort le 19 juillet 2016 à la gendarmerie Persan, quelques heures après avoir été arrêté par trois gendarmes à Beaumont-sur-Oise. Lors d’un contrôle de ‘‘routine’’, Adama a été violemment interpellé, menotté et placé le visage contre sol avant d’être  amené à un poste de police, où il décède quelques heures plus tard. Que s’est-il réellement passé ?
Depuis un an, les enquêtes policières n’ont pas bougées d’un seul pouce. Les officiers qui l’avaient arrêté ont admis qu’Adama se plaignait de troubles respiratoires, mais ont récusé toute responsabilité à sa mort. La police a d’abord affirmé qu’il avait succombé à une maladie, puis qu’il est mort à cause d’une infection grave. « Dix mois plus tard, un nouvel expert, qui a examiné le cas à la demande de la famille Traoré, n’a trouvé aucun signe de maladie cardiaque ou d’infection. Les rapports toxicologiques pour le cannabis et l’alcool étaient également négatifs. Il a conclu que la cause de décès d’Adama Traoré était l’asphyxie », écrit Rokhaya Diallo.                                                                      La famille de Traoré a voulu à plusieurs reprises organiser des marches de protestation pour réclamer aux autorités la justice, mais la municipalité à refuser leurs demandes, pour des ‘‘raisons de sécurité’’. 
En plus du cas d’Adama Traoré, la journaliste a relevé plusieurs cas de violences policières faites au Noirs en France, dont ceux d’Amine Bentounsi et de Lamine Dieng.                                                                                       En janvier 2017, une enquête du Défenseur des Droits, une autorité constitutionnelle indépendance révèle que des jeunes hommes « perçus comme des Arabes et des Noirs » sont contrôlés 20 fois plus que les autres en France. Le même rapport a également monté que 95% de ces contrôles d’identité ne conduisent pas à une arrestation, précise Sputniknews. « En raison de ce préjugé racial, les hommes noirs et arabes sont plus susceptibles d’être victimes de la brutalité policière en France », ajoute Rokhaya Diallo. En février dernier, six experts envoyés par le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme ont interrogé le gouvernement français sur le « recours excessif à la force par la police à l’égard de trois personnes d’origine africaine », dont l’une est Adama Traoré. Les experts ont donc pressé le gouvernement français de mettre fin à l’impunité de la police. Amnesty International a elle aussi attiré l’attention de l’État français sur la brutalité de sa police en 2009 et en 2011, et l’a mis en garde sur les risques des techniques d’arrestation qu’utilise la police française. Cette technique qui peut entrainer de l’asphyxie, et qui a déjà été interdite en Suisse, en Belgique et aux États-Unis, est toujours légale en France. Quoi qu’il en soit, les institutions françaises ont brillées par leur passivité dans tous les cas de violences policières en vers les noirs. La famille Traoré, comme celles de toutes les familles des victimes, peut attendre bien longtemps avant que la lumière ne soit faite sur cette affaire…
NegroNews

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