[ACTUALITÉ] MANIFESTATIONS ANTI-FRANÇAISES EN CENTRAFRIQUE

Des manifestations de colère contre l’armée française ont été organisées dimanche dans la capitale centrafricaine. Tandis que des soldats tchadiens de la force africaine (Misca) ont ouvert le feu ce matin sur d’autres protestataires qui réclament le départ de Michel Djotodia. Il y a, pour le moment, un mort à déplorer.

C’est l’une des premières manifestations contre l’opération Sangaris à Bangui. Plusieurs milliers centrafricains sont descendus dimanche 22 décembre dans les rues de la capitale centrafricaine pour protester contre l’armée française, d’aucun disent qu’ils s’agit des pro-seleka qui protestent contre la mort quelques heures plus tôt de trois combattants de l’ex-rébellion  dans un accrochage avec des soldats français. d’autrs disent qu’il s’agit des centrafricains opposés à la néocolonisation de leur pays.

Le rassemblement s’est déroulé sans incident avant d’être dispersé, selon l’armée française, par « les forces de police de la Misca » (force africaine en Centrafrique).

Manifestation anti-Sangaris contre une armée française accusée de partialité

« Non à la France », « Hollande criminel ! », scandaient notamment les manifestants, qui réclament le départ des militaires français déployés depuis début décembre en République centrafricaine.

Rassemblés dans le centre-ville, les protestataires, portant pancartes et calicots, ont marché pendant près d’une heure sur une grande avenue.

Dimanche matin, trois combattants Séléka avaient été tués dans un accrochage avec des soldats français, au cours d’une opération de désarmement des groupes armés dans un quartier nord de la ville, selon des sources concordantes. L’état-major français à Paris a confirmé l’accrochage mais refusé de donner un bilan, expliquant seulement que les Français ont ouvert « le feu deux fois au cours de la journée » : la première fois « contre un groupe d’une demi-douzaine de personnes soupçonnées d’être des ex-Séléka », qui « allaient faire usage de leurs armes » qu’ils avaient « pointées contre nos troupes », et la deuxième fois « contre un tireur isolé ».

Un mort à l’aéroport

Ce lundi matin, d’autres manifestants – étaient regroupés à l’entrée de l’aéroport pour exiger « le départ » du président Michel Djotodia. Deux 4X4 de soldats tchadiens de la Misca ont alors foncé vers la foule, tirant en l’air et en direction des manifestants. Une personne a été tuée et une autre blessé, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Le Tchad a par ailleurs annoncé qu’il allait rapatrier ses ressortissants « en détresse » en Centrafrique. Assimilés à l’ex-Séléka ou accusés de complicités avec les ex-rebelles, de nombreux Tchadiens ont été la cible ces dernières semaines des attaques des anti-balaka et de la population.

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Source : AFP

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