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[ACTUALITÉ] ÎLE-DE-FRANCE : QUI A VU WILSON, DISPARU DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES ?

L‘adolescent de 16 ans, retardé mental, n’est pas rentré chez lui au Bourget après la messe du 7 octobre à laquelle il assistait, comme tous les dimanches. Sa mère lance un appel désespéré.

Devant un écran plat allumé en continu, Adélaïde Assonfack trompe son angoisse et compte les jours. En janvier, cela fera trois mois que Wilson, son fils de 16 ans, a disparu. Il était vêtu d’un simple jean et d’un tee-shirt reconnaissable : il avait enfilé son maillot rouge et bleu du Barça, la célèbre équipe de foot espagnole.

« Il est allé le matin à la messe, comme il le faisait tous les dimanches. Il n’est jamais revenu. Son portable est resté silencieux », raconte la mère désemparée.

Entre l’église et son modeste appartement du Bourget, il n’y a pourtant qu’une centaine de mètres. Cette maman s’inquiète doublement pour le plus jeune de la fratrie, et son seul fils, car Wilson ressemble à un enfant. Pas seulement en raison de sa petite taille — 1,50 m — mais surtout de son handicap mental. « Il a le raisonnement d’un enfant de 6 ans », précise la mère. Le 7 octobre, elle s’est précipitée au commissariat pour signaler la disparition. L’enquête a été confiée à la brigade des mineurs de Bobigny. Les photos de l’adolescent ont été affichées dans tous les commissariats et les gendarmeries. Sans succès.

Adélaïde continue de faire la navette entre Le Bourget et Bobigny, son ancien domicile, à la recherche de ce fils adoré : « Je vais au stade à côté de notre ancienne maison. » Elle interroge inlassablement les habitants : « Vous n’avez pas vu Wilson ? » Une question jusque-là restée sans réponse. Il y a une semaine, l’espoir renaît. « Wilson, il serait dans un foyer, selon un habitant de notre ancien quartier », dit-elle. Mais le témoignage se révèle fragile. Les souvenirs remontent à trois semaines et, depuis, pas l’ombre d’un Wilson.

Aujourd’hui, l’horizon se rétrécit. La vulnérabilité de l’adolescent fait redouter le pire. Au handicap s’ajoute le déracinement. Wilson n’a quitté son Cameroun natal que depuis deux ans. L’acclimatation en France n’a pas été sans heurt : « Une fois, nous l’avons retrouvé à Lyon, il avait fugué et pris le TGV », poursuit sa mère. Le garçon s’est enfui plusieurs fois, « mais au bout de trois jours, il réapparaissait », assure Adélaïde. Jusqu’à son absence prolongée, Wilson était scolarisé au lycée horticole de Montreuil. « Tout se passait bien. Il aimait travailler la terre, relate la maman. Il n’avait pas fugué depuis quatre mois. »

Enfant fragile, Wilson était suivi par la maison des adolescents, à l’hôpital Avicenne de Bobigny. L’un de ses soignants le décrit comme un garçon « autonome, calme, mais qui a du mal à mémoriser les informations ». Que s’est-il passé dans la tête de Wilson après la messe? Adélaïde a bien décelé l’humeur sombre de son fils ce matin-là. « Il était fâché. Vendredi, le lycée m’avait informé qu’il ne voulait pas le garder car son niveau était trop faible. Il était perturbé. »

Tous les ans, plus de 500 mineurs disparaissent en France, « 27% sont retrouvés dans les quarante-huit heures, 6% au bout de la troisième semaine et 33% au-delà d’un mois », souligne Frédéric Breger, juriste auprès du 116.000, enfants disparus (numéro de téléphone gratuit).

Si vous avez des informations, contactez le commissariat le plus proche.

Source : Le Parisien

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