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[ACTUALITÉ] ETHIOPIE : HUMAN RIGHTS WATCH PUBLIE UN RAPPORT SUR LA VIE DES JOURNALISTES

Moins de 5 mois avant les élections générales, lorganisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, vient de publier un rapport sur l’univers médiatique éthiopien.

Intitulé « Journalism is Not a Crime: Violations of Media Freedom in Ethiopia » traduit en français : «Le journalisme n’est pas un crime: Violations de la liberté de la presse en Éthiopie», ce rapport de 76 pages montre comment le gouvernement éthiopien met les bâtons dans les roues des journalistes.

En effet, il en ressort qu’au cours de l’année 2014, 6 publications privées ont cessé de paraître après que leurs auteurs aient été harcelés par le gouvernement; au moins 22 journalistes, blogueurs et directeurs de publication ont été inculpés pénalement et plus de 30 journalistes ont fui le pays à cause des lois répressives en vigueur.

Des journalistes qui publient des articles critiques sont susceptibles de recevoir des menaces par téléphone ou par message texto, ou encore de recevoir la visite d’agents de la sécurité et des cadres du parti au pouvoir.

D’après Leslie Lefkow, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch : «Le gouvernement éthiopien a systématiquement cherché à museler les voix indépendantes dans le pays, traitant les médias comme une menace plutôt que comme une source précieuse d’information et d’analyse. Les médias éthiopiens devraient jouer un rôle crucial dans les élections de mai mais au lieu de cela, de nombreux journalistes craignent que leur prochain article ne les fasse jeter en prison».

Elle conclut en indiquant que « Le gouvernement devrait remettre immédiatement en liberté ceux qui ont été emprisonnés à tort et réformer ses lois afin de protéger la liberté de la presse. Le gouvernement a encore le temps de faire d’importantes réformes qui amélioreraient la liberté de la presse avant les élections du mois de mai. Il n’est pas besoin de beaucoup de temps ni d’importantes ressources pour amender des lois répressives et libérer des journalistes emprisonnés mais il faut la volonté politique de réformer.»

NegroNews

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