[ACTUALITÉ] C’EST LE MOMENT D’INVESTIR EN AFRIQUE

Selon un rapport de la Banque africaine paru dans le Financial Times, près de la moitié des pays africains ont atteint un statut de pays à revenu intermédiaire.Ce continent en voie rapide de développement – davantage que les autres continents – offre une croissance soutenue. Et qui dit croissance dit opportunités d’investissement, pour les particuliers comme pour les compagnies.

Les investissements étrangers en Afrique connaissent d’ailleurs un essor important. Ils ont été multipliés par cinq en dix ans, passant de 14milliards de dollars en 2002 à 67 milliards de dollars en 2012.

Cap sur l’Afrique subsaharienne

Dans une approche économique, il est primordial de distinguer l’Afrique du Nord de l’Afrique subsaharienne. «C’est en effet cette dernière qui offre un important potentiel de croissance et de développement dans ce continent», constate Fabio Sofia, responsable des relations avec les investisseurs chez Symbiotics et blogueur sur bilan.ch. Basée à Genève, la société est spécialisée en microfinance, et plus particulièrement dans l’octroi de crédits à des organismes bancaires.

Depuis 2010, elle a déjà accordé plus de 200millions de dollars de prêts qui ont permis de financer 200000 micro et petites entreprises dans 17 pays africains avec un crédit moyen de 1000 dollars.

La banque, le secteur porteur

C’est d’ailleurs dans le secteur de la finance, et surtout de la bancarisation, que Symbiotics voit des opportunités. «Trois quarts de la population d’Afrique subsaharienne n’a pas accès aux services bancaires usuels, confirme Fabio Sofia. Il y a donc un extraordinaire rattrapage à entreprendre.»

Dans ce contexte, le «mobile banking» a connu un essor important ces dernières années qui n’est pas près de s’arrêter. Les infrastructures sont très faibles et les établissements bancaires sont situés tellement loin des habitations qu’il est difficile pour les individus de se rendre aux guichets pour effectuer des transactions. Ainsi, le taux d’abonnement à des services bancaires en ligne a crû très fortement.

La société kényane M-Pesa (M pour mobile et Pesa pour argent en langue swahili), affirmait, il y a un an, réaliser plus de 650 millions de dollars de transactions par mois. L’activité de M-Pesa a d’ailleurs bondi de 21,6% lors de sa clôture annuelle en mars 2014.

Et les nouveautés technologiques ne cessent de progresser. Depuis peu, les Africains peuvent aussi utiliser leurs téléphones portables pour renouveler leurs demandes de prêt. Si toutes les banques africaines développent leurs propres applications mobiles, toutes ne connaissent pas le succès de l’opérateur kényan.

«Si le taux de pénétration est fort, parfois poussé par des offres d’essai gratuites, il faut encore que celui-ci soit converti en taux d’utilisation réel», avertit le spécialiste de Symbiotics.

La consommation s’amplifie

Le président américain Barack Obama, par la voix de sa secrétaire au commerce Penny Pritzker, qui s’est rendue récemment au Ghana et au Nigeria, affirme aussi que le continent regorge d’opportunités.

Il encourage vivement les entreprises américaines à y investir, notamment dans les secteurs de l’aviation, de la construction, de la santé, de l’agriculture et surtout de l’énergie et du commerce. Ce dernier secteur bénéficie de l’émergence d’une classe moyenne africaine. Si le niveau de pauvreté est toujours très élevé, les Nations Unies estiment que les Africains tendent à devenir des consommateurs de plus en plus actifs. Et surtout de plus en plus nombreux.

Selon la Banque mondiale, la croissance de l’Afrique sera fortement poussée par une consommation des ménages en hausse – la plus forte du monde – favorisant évidemment le secteur bancaire mais aussi la téléphonie mobile et tous les autres produits électroniques.

Source : http://www.bilan.ch/argent-finances-plus-de-redaction/cest-moment-dinvestir-afrique

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