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[ACTUALITÉ] CENTRAFRIQUE: CATHERINE SAMBA-PANZA ÉLUE PRÉSIDENTE

Une femme prend la tête de la Centrafrique. Catherine Samba-Panza, la maire de Bangui, a été élue présidente de transition du pays, par le Parlement réuni en séance publique, lundi 20 janvier. Elle remplace l’ancien président Michel Djotodia, lié à la rébellion Séléka et poussé à la démission en raison de son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses qui secouent le pays.

Catherine Samba-Panza a emporté le second tour qui l’opposait à Désiré Kolingba, fils d’un ancien chef de l’Etat, en recueillant 75 voix contre 53, selon les résultats lus dans la salle. L’annonce de sa victoire a été suivie d’applaudissements de la part de l’assistance qui a entonné l’hymne national centrafricain.

Sa mission : ramener la paix en urgence
A Bruxelles, l’UE et l’ONU se sont accordés lundi sur l’envoi de troupes supplémentaires et sur le déblocage de près de 500 millions de dollars pour la Centrafrique en 2014. Mais pour la nouvelle élue, la tâche « ne sera pas une partie de plaisir », avait déclaré à l’ouverture de la séance parlementaire la présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta. Il lui appartiendra en effet de pacifier la situation au plus vite dans le pays déchiré par des violences interconfessionnelles.

Un mois et demi après le début de l’intervention française, les habitants de Bangui se disent angoissés de voir quelles réactions provoquera l’élection de la nouvelle présidente chez les hommes en armes toujours présents dans la ville. La population lui demande de « ramener la sécurité » et « que tout se déroule normalement ».

Son profil : une femme d’affaires vue comme indépendante
Chef d’entreprise de 58 ans, Catherine Samba-Panza a étudié le droit en France (deux de ses trois enfants y vivent encore), avant d’ouvrir une société de courtage en assurance en Centrafrique, rapportait La Croix en juillet : « Le petit monde des affaires la juge ‘compétente’, l’espère ‘incorruptible' », écrivait le quotidien. Avant de s’engager en politique, c’est auprès des agences de développement et des organisations des droits de l’homme qu’elle laisse un « bon souvenir », s’investissant notamment « en faveur de l’égalité des citoyens et de la promotion des femmes. » Elle est d’ailleurs bien accueillie lors de sa nomination comme maire de Bangui au printemps 2013.

Surtout, elle « n’appartient ni à l’ancienne rébellion Séléka, ni aux hommes politiques qui sautent de ministère en ministère au gré des coups d’Etat », indiquait alors le quotidien. Un atout alors qu’il s’agit de tenter la médiation entre ces deux camps.

Sa méthode : une adepte du dialogue
Elue lundi présidente de transition, cette nièce de diplomate a lancé dès son élection un « appel vibrant » aux miliciens chrétiens et aux combattants musulmans à déposer les armes, dans un discours devant les parlementaires. « Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes », a-t-elle dit à l’attention des miliciens chrétiens anti-balaka, avant de s’adresser aux ex-Séléka : « déposez vos armes », pour faire « cesser la souffrance des populations » après des mois de sanglantes violences interreligieuses.

Il existe un « moyen de rétablir le dialogue » entre ces communautés, avait-elle déclaré le 7 décembre 2013, lors d’un déplacement en France, à Tourcoing (Nord), suivi par nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais. « Il y a une fracture communautaire, sociale, et religieuse qui est en train de s’installer », commentait-elle, se disant favorable à l’intervention française en Centrafrique.

Source: francetvinfo

http://www.francetvinfo.fr/monde/centrafrique/centrafrique-catherine-samba-panza-maire-de-bangui-elue-presidente-de-transition_509561.html

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