• Accueil
  • >
  • ACTUALITÉ
  • >
  • [ACTUALITÉ] CAMEROUN : UNE COMPAGNIE AMÉRICAINE CONDAMNÉE À 4,6 MILLIONS DE DOLLARS POUR DISCRIMINATION RACIALE

[ACTUALITÉ] CAMEROUN : UNE COMPAGNIE AMÉRICAINE CONDAMNÉE À 4,6 MILLIONS DE DOLLARS POUR DISCRIMINATION RACIALE

La compagnie américaine Herakles Farms a été condamnée par le tribunal de première instance de Limbe (sud-ouest du Cameroun) à verser 4,6 millions de dollars à un haut cadre camerounais pour «discrimination raciale dans sa politique de recrutement», rapporte l’agence APA.

Le groupe agro-industriel impliqué dans un projet de culture de palmiers à huile au Cameroun a été poursuivi en justice par le citoyen camerounais Blessed Okoye, qui estime avoir été «écarté injustement» de son poste de vice-président chargé des opérations financières à Sithe Global Sustainable Oils Cameroon (SGSOC), la filiale locale de Herakles Farms.

Titulaire d’un doctorat en biotechnologie agricole et disposant d’une longue expérience en gestion de projets, Blessed Okoye a été licencié sans cause sérieuse et remplacé par un Australien, selon le Tribunal de Limbe. Le remplaçant de M. Okoye ne détient qu’un diplôme de comptabilité et ne dispose d’aucune expérience en management, ajoute-t-on de même source.

Le magistrat Chi Valentine a estimé que Herakles Farms avait «violé les lois camerounaises et les conventions internationales relatives aux droits humains et au droit du travail».

La multinationale américaine s’est vu attribuer fin novembre 2013 par les autorités camerounaises une concession de quelque 20 000 hectares de terres agricoles, pour son projet de plantations de palmiers à huile dans la localité de Nguti (Sud-Ouest).

Ce projet n’a cessé d’être l’objet de controverses depuis son lancement. Selon plusieurs ONG, le développement de la plantation s’est déroulé « illégalement» et a été associé à des « pratiques de corruption ».

Le ministère camerounais des Forêts et de la Faune avait, lui aussi, dans un rapport publié fin avril 2013, reproché à Herakles Farms, des méthodes «d’intimidation et de corruption» pour acquérir des terres au Cameroun.

Source : Agence Ecofin

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suivez-nous sur Facebook