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[ACTUALITÉ] BURUNDI : REMUE-MÉNAGE DEVANT LA RPA DANS L’AFFAIRE DE L’ASSASSINAT DES SŒURS DE KAMENGE

Les investigations suivent leur cours dans l’affaire de l’assassinat de trois religieuses de la paroisse Guido Maria Confortis de Kamenge au Burundi. Devant le siège de la Radio Publique Africaine, une personne citeé dans cette affaire a manifesté ce lundi en compagnie de certains membres de sa famille.

Muni d’une pancarte en bois sur laquelle on pouvait lire « je suis Guillaume Harushimana, victime de la RPA », l’homme était accompagné de sa femme, de ses enfants et de quelques sympatisants. Pendant plus d’une heure, ils ont clamé son innocence.

D’après les investigations menées par la RPA, Guillaume Harushimana, responsable financier au Centre des Jeunes de Kamenge, fait partie du groupe de huit assassins présumés des sœurs de cette localité.

Tout le personnel de la radio et quelques policiers présents sur les lieux ont observé stupéfaits la scène. Selon la police, « cette manifestation est illégale». Dans une interview, le directeur adjoint de la radio, M. Alain Ntamagendero a estimé que cet acte serait lié aux autorités, « Normalement quand une manifestation n’est pas autorisée, le premier reflexe de la police est de la disperser mais il semblait qu’elle a plutôt préféré leur encadrement. Un comportement qu’il faut déplorer de la part de la police à qui nous demandons de ne plus autoriser ce genre de manifestations», a-t-il déclaré.

Sur la question de l’arrestation du directeur de la radio la semaine dernière, M. Alain Ntamagendero affirme : « nous estimons crédible l’emprisonnement du directeur de la RPA, Bob Rugurika, suite à ces investigations étant donné que jusque-là il n’y a pas eu de démentis du côté de qui que ce soit parmi les présumés auteurs ». il a enfin déclaré que « Guillaume Harushimana devrait plutôt saisir la justice ou attendre le verdict du CNC (Conseil national de la Communication) devant lequel il a déposé une plainte ».

Des preuves présentées par le mis en cause montrent que ce dernier n’était pas au pays les 7 et 8 septembre, date de l’assassinat des religieuses de Kamenge. Preuves qui selon le directeur adjoint de la RPA seraient fausses, puisqu’il a lui-même mené des enquêtes sur le lieu et la date de falsification de ces documents.

Les manifestants sont repartis satisfaits après une intervention d’un commissaire de district de Bujumbura.

NegroNews

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