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[ACTUALITÉ] AFRIQUE DU SUD : « C’EST UN TRISTE JOUR QUI VOIT DES ÉLUS DU PEUPLE BATTUS PAR LA POLICE »

Après les violents incidents qui sont survenus le 12 février dernier lors du discours annuel du Chef de l’État au parlement, les autorités sud-africaines se sont interrogées ce vendredi sur les ratés de leur démocratie. Ces violences ont été engendrées exprès par les députés de l’ANC pour dénoncer les détournements de fonds publics du président Zuma, leur leader politique.

Alors que le président prononçait son discours, des députés ont pris la parole. Sous prétexte de poser des questions, ils s’en sont pris directement au président mettant sur le tapis des sujets qui empoisonnent la vie politique du pays. Vu l’ampleur de la tension, la présidente du parlement a demandé l’évacuation de la salle des 25 députés qui étaient à la base de cet incident. Une opération qui a dégénéré lorsque les forces de l’ordre sont venues intervenir.

« C’est un triste jour qui voit des élus du peuple battus par la police, y compris des femmes. Mais si nous avons l’occasion de refaire ce que nous avons fait hier, nous le referons. Nous n’avons peur de rien. Ce n’est que le début. Nous n’allons pas nous arrêter de demander des réponses au bandit numéro un, Jacob Zuma », a indiqué Julius Malema de l’ANC.

Invité spéciale de la télévision publique SABC ce vendredi, le président Jacob Zuma a appelé à sanctionner les fauteurs de troubles. « A mon sens, il est temps pour le parlement de réagir et d’appliquer son règlement plus strictement que ce qu’ils ont fait jusqu’à maintenant », a-t-il affirmé.

Mmusi Maimane, chef du groupe parlementaire de l’Alliance Démocratique (DA) a pour sa part déclaré que « nous pensons que Jacob Zuma n’est plus qualifié pour être le président de l’Afrique du Sud. Il a complètement perdu le contact avec le pays. »

Le discours annuel sur l’état de la nation, prononcé à l’ouverture de la session parlementaire, est un moment fort de la vie politique sud-africaine. Les ambassadeurs, des ministres et des personnalités étrangères y assistent depuis la tribune du public. Le discours a néanmoins été prononcé après plus d’une heure de retard.

NegroNews

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