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IL A PILOTÉ PENDANT 20 ANS DES AVIONS DE LIGNE SANS LE DIPLÔME REQUIS

Un Sud-Africain a pu piloter pendant au moins 20 ans des avions de ligne de la compagnie aérienne publique d’Afrique du Sud sans la licence dont il avait prétendu être titulaire, relate vendredi la SAA. L’imposteur, dont l’identité n’a pas été révélée travaillait pour la compagnie depuis 1994. Il a été contraint de démissionner et une plainte pour fraude a été déposée contre lui.

Selon Le Parisien, celui-ci avait affirmé être titulaire d’une licence ATPL (Airline Transport Pilot Licence), un diplôme pour pilotes avancés qui lui a permis de piloter des appareils transportant un nombre important de passagers. Or, il ne disposait en réalité que d’une licence CPL de pilote commercial, laquelle requiert beaucoup moins d’heures d’entraînement et d’expérience, et permet de piloter seulement de petits avions, a expliqué la compagnie.

Selon l’Aviation civile sud-africaine (SACAA), qui valide les licences, l’ATPL est la qualification la plus élevée pour les pilotes. Elle n’est attribuée qu’après au moins 1 500 heures de vol, un entraînement spécial et un nombre conséquent d’examens. Les pilotes de la SAA doivent obtenir l’ATPL dans les cinq ans après leur embauche au risque de voir leur contrat résilié.

« Il semble que le pilote ait pris le diplôme que nous lui avions attribué, c’est-à-dire une licence de pilote commercial (CPL), et qu’il ait modifié le document pour donner l’impression qu’il avait en fait une licence ATPL », a commenté une porte-parole de l’Aviation civile, Phindiwe Gwembu, à la télévision locale NCA. « Nous sommes vraiment inquiets par le fait que toutes ces années personne n’ait rien remarqué », a ajouté Mme Gwembu.

La duperie a été découverte en novembre 2018, lorsqu’un Airbus A340-600 que l’homme copilotait en direction de l’Allemagne a rencontré des turbulences et a dû effectuer une manœuvre de redressement. Une fois au sol, l’équipage a été évalués sur les procédures de sécurité mises en œuvre. C’est à ce moment que le subterfuge a été révélé, a précisé la compagnie.

La SAA cherche désormais à récupérer les salaires, heures supplémentaires et primes qui ont été versées au pilote sur la base de ses fausses déclarations. « La SAA a souffert d’un préjudice financier et a déposé plainte pour fraude », a dit M. Tlali. Les autorités aériennes envisagent de révoquer sa licence de pilote commercial.

 

Opri Avérroèse Kalet

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