À PARIS, COTÉ MIGRANTS, LA GALE SÉVIT !

À PARIS, COTÉ MIGRANTS, LA GALE SÉVIT !

Fait surprenant ou évidence ? En France, la prise en compte des migrants fait débat depuis plusieurs années maintenant. Ces derniers arrivés de façon illégale sur le territoire sont souvent abandonnés à eux-mêmes, dans les campements qu’ils mettent en place pour s’assurer d’un peu de confort, surtout pour ceux qui ont des enfants. On se souvient encore de ce que fut le démantèlement du campement de calais appelé au vu de son état, la « jungle de Calais ». Mauvaises odeurs, insalubrité, tout y était pour que les personnes qui y vivaient contractent des maladies dues aux conditions d’hygiène de cet endroit.

Aujourd’hui, Paris alerte sur un nouveau fait inquiétant, concernant les migrants. En effet, la gale sévirait de façon sévère dans les rues de la capitale. Le centre de premier accueil de la porte de la chapelle, a recensé 157 cas de contagion, depuis novembre dernier. Chez les migrants vivant à l’extérieur, les faits sont plus graves, puisque Médecins Sans Frontières a recensé 164 cas parmi eux depuis décembre dernier. « Aujourd’hui, cela correspond à un tiers des consultations », estime le docteur généraliste Mondane Berthault, auprès de France Info.

Si la gale, très contagieuse, touche autant les migrants, c’est à cause des conditions déplorables dans lesquelles ils vivent, mais aussi à cause de la promiscuité qui permet la contagion plus rapidement. Plusieurs dispositifs ont été mis en place, pour tenter d’éradiquer l’épidémie, parmi lesquels, les douches médicalisées, des dons de vêtements propres, nouveaux draps et des médicaments. Mais on est d’accord que ces dispositifs ne pourraient être une solution pour les migrants qui vivent dans des camps insalubres ou dans les allées des stations de métro.

La situation semble réellement inquiéter les professionnels de la santé, qui redoutent des surinfections, qui nécessitent alors un suivi et surtout la prise d’antibiotiques, dans la mesure où la gale ne serait pas bien traitée. Mais comment mettre en place une solution si les migrants sont mobiles, vivent à l’extérieur et n’ont pour seuls vêtements que ceux qu’ils portent sur eux. Peut-être que la meilleure solution commence par un meilleur accueil de ces personnes en quête de conditions meilleures de vie.
NegroNews

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