50 morts dans une attaque d’un marché au Burkina Faso

Les tensions ne baissent vraisemblablement pas dans le Sahel et le Burkina Faso en paie encore les frais. Un marché attaqué et un bilan qui fait parler. 50 morts et des tensions dans tout le pays. Quelles solutions?

Ce weekend, le Burkina Faso a été marqué par des attaques d’une grande violence causées par de présumés djihadistes, dans un marché très fréquenté du pays. Jusque-là, on parle d’une cinquantaine de morts qui ont été recensés, mais le bilan pourrait bien être plus lourd que cela et atteindre plus de  la cinquantaine.

Rien n’est encore sûr, d’autant plus qu’au cours des dernières attaques perpétrées à Silgadji dans la province de Soum, il a été difficile d’obtenir la moindre information. En effet, les djihadistes auraient désactivé le réseau téléphonique local en prévision du massacre orchestré près de la frontière du pays avec le Mali.

De 80 en 2016 à plus de 1800 en 2019, le nombre de victimes ne cesse de croître à mesure que les attaques djihadistes s’intensifient dans le pays. À tel point que l’armée du Burkina Faso, qui envisage de renforcer ses rangs de 2 000 soldats, a eu du mal à contenir la violence malgré la formation et l’aide des militaires américains et français au cours de ces dernières années.

Un contexte particulier au Burkina Faso et dans tout le Sahel

D’ailleurs, l’attaque intervient dans un contexte particulier alors que les chefs d’Etats qui forment G5 Sahel tiennent depuis des années des assemblées qui ne semblent pas être solubles au sempiternel problème du terrorisme dans cette zone. Récemment convoqués en France par Macron, ces derniers sont à cours d’idées, et ne savent plus à quels saints se vouer. Les Etats-Unis, ont de ce fait envisager rapatrier leurs troupes dans la zone, dans l’optique de laisser les principaux concernés gérer eux-mêmes.

Orphelins et dépourvus de mesures et de moyens militaires, les Etats du G5 Sahel ne cessent hélas, de subir les assauts terroristes. Une incompétence pointée du doigt par les partis de l’oppositions qui estiment qu’il faut résolument changer de paradigme. Vivement que des solutions pérennes soient trouvées!

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Journaliste-Reporter, Rédacteur, blogueur, Réalisateur et écrivain gabonais de 28 ans. Célibataire et sans enfants.

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