29e SOMMET DE L’ U.A : QUEL AVENIR POUR LA JEUNESSE ?

Le 29e sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine (U.A) se tient, depuis hier, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sous le thème «Tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse». Outre l’examen, par les présents, de la mise en œuvre de l’agenda 2063, les questions relatives à la paix et la sécurité en Afrique, la lutte contre le terrorisme, la crise libyenne et la réforme de l’Institution africaine sont, depuis lundi 3 juillet 2017, au centre des travaux de ce Sommet et aussi lors des discussions entre responsables africains.

Dans son discours d’ouverture, le président Guinéen Alpha Condé, actuellement président de l’ U.A a défini à sa façon, l’investissement dans la jeunesse qui selon ses propres termes, consiste prioritairement à rassurer la jeunesse de la détermination des dirigeants africains à leur «ménager un présent acceptable et un futur meilleur… ». Même si il peut lui arriver d’invectiver la jeunesse estudiantine de son pays qui ne faisait que lui rappeler le mois dernier, sa promesse de donner à chacun d’eux une tablette.

Le prince Moulay Rachid représentant le Souverain chérifien, Sa majesté le Roi Mohammed VI du Maroc qui a participé pour la première fois en tant que membre de l’instance panafricaine, a mis l’accent sur le rôle indispensable des jeunes pour construire l’Afrique de demain. « L’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse, une occasion inespérée s’offre ainsi à l’Afrique de bénéficier d’une main d’œuvre jeune, éduquée et abondante pour nourrir sa croissance économique », a-t-il indiqué.

D’ici au prochain sommet Union africaine-Union européenne qui se tiendra en novembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire et dont l’emploi des jeunes sera le thème central, il est vivement espéré que les Chefs d’États et de gouvernements africains passent des grands discours des sommets aux actes concrets dont la traduction se trouvera dans l’amélioration des conditions de vie des populations africaines en général, et celles de la jeunesse africaine en particulier qui n’en finit plus d’être engloutie dans les eaux de la méditerranée en essayant désespérément d’échapper à la misère asphyxiante, à la frustration révoltante et à de nombreuses autres pesanteurs.

Au Nord comme dans le Sud, ou encore, dans l’Est comme dans l’Ouest de l’Afrique, la jeunesse africaine est dans son ensemble et dans une certaine mesure, logée à la même enseigne : chômage, violence, désespoir, oisiveté, précarité, aventure, illusion, analphabétisme, illettrisme et sous-éducation, pour ne citer que ceux-là, constituent leur dénominateur commun et rythment dans la plupart du temps, leur quotidien. Un véritable Cocktail Molotov qui devrait faire l’objet d’une attention particulière et être désamorcé, le plus rapidement possible, à travers la mise en place de projets innovants, dynamiques et concrets, qui s’inscrivent dans l’air du temps. Malgré tous ces efforts, il faut reconnaître que 54 ans après les indépendances des pays africains, le continent a été le théâtre de toute sorte de révolutions (souvent sanglantes et parfois meurtrières), sauf celle des mentalités. Et la conséquence, c’est que davantage, « les systèmes éducatifs posent problème, les écoles ont perdu le sens de leur propre rythme, les Universités ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes, les bibliothèques, si elles existent, sont obsolètes, le chômage a fait son apparition et s’est installé durablement en période de crise, et les jeunes continuent de chercher leur place entre violences urbaines et rêves d’ailleurs ». Cette jeunesse, en quête perpétuelle d’un avenir meilleur, se heurte à un certain nombre de réalités qui lui font perdre espoir.

NegroNews

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