SYSTÈMES DE GESTION FONCIÈRES CONÇUS POUR L’AFRIQUE PAR UN CAMEROUNAIS

Serge Poueme est le fondateur de Camidus. Une start-up qui conçoit et développe des logiciels et des systèmes ayant pour but de permettre une gestion foncière efficiente et adaptée à la réalité des pays africains.

Pour cela, la start-up combine cartographie, mobilité, cloud computing, analyse des processus d’affaires et données géospatiales. Elle ne se limite pas qu’à fournir des technologies clés en mains pour les gouvernants, elle s’attaque aussi au secteur privé, en offrant aux entreprises des solutions personnalisées et intégrées pour la gestion du patrimoine foncier, la validation d’adresses et la génération de plan de localisation.

Serge Poueme dans un entretien a affirmé, «Nous fournissons, aux organisations impliquées dans la planification urbaine, des logiciels et des systèmes qui contribuent à l’amélioration du cadre urbain et jouent un rôle stratégique dans la construction de villes durables. En mettant à la disposition de nos clients des outils technologiques permettant d’opérer une meilleure gestion de l’urbanisation, nous réalisons notre vision à long terme, devenir le leader des logiciels et systèmes intégrés pour la gestion urbaine et rurale.». Des propos qui font montre d’un désir de prendre part à l’édification des villes africaines.

Pour la mise sur pied de cette start-up, comme très souvent en Afrique, on se demande à quoi servent les banques, l’entreprise n’a comptée que sur les fonds propres de son fondateur. Ceux-ci s’élèvent à 10.556.000 Fcfa à ce jour. Pour le reste l’entreprise a pu compter sur la participation à des concours, les aides familiales, bourse de voyage.

Quand Serge Poueme est interrogé sur les perspectives d’avenir, il répond, « ‎Sur les 5 prochaines années, notre vision est de devenir l’un des catalystes technologique pour la transformation des villes traditionnelles vers des villes intelligentes dans les pays émergents. Notre stratégie sur le long terme que nous pilotons depuis Janvier 2017 devrait nous permettre d’atteindre cet objectif. Nous voulons capitaliser sur notre portefeuille technologique qui grossit et se diversifie pour inclure des solutions telles que la navigation GPS, certes déjà existante, mais une version adaptée aux réalités des pays émergents qui souffrent d’un manque d’adressage postal.». Autant dire que la start-up ne veut pas faire de la figuration encore moins un passage éclair dans son domaine. Elle entend bien asseoir sa compétence et la faire valoir au maximum.

Cette start-up est l’occasion de rappeler qu’en Afrique, il faut savoir donner de sa personne, de ses finances pour entreprendre. Le fondateur de Camidus le dit très bien, «‎Le risque financier est souvent le plus élevé, je ne parle pas nécessaire de quitter son emploi et se lancer à l’aventure, mais plutôt de pouvoir investir les revenus générés d’une autre source ou un capital quel que soit le montant dans un projet auquel on croit.».

Toutefois si cet exemple est une vraie source d’inspiration, il faut commencer tout de même à poser réellement le problème de l’utilité des banques dans le développement du secteur de l’entrepreunariat en Afrique.

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