BIENS MAL ACQUIS: SASSOU NGUESSO DANS LE VISEUR

BIENS MAL ACQUIS: SASSOU NGUESSO DANS LE VISEUR

L’affaire des « biens mal acquis » continue de faire son bout de chemin, tant bien que mal. Alors qu’il y a quelques mois, Teodorin Obiang était sous le feu des projecteurs, aujourd’hui, il semblerait que ce soit autour du président du Congo Brazaville, Denis Sassou Nguesso.
Une enquête menée sur le patrimoine du président congolais en territoire français laisse planer sur le concerné la possibilité d’un énième procès à Paris des « biens mal acquis ». Déjà, dans la période allant de 2014 à 2016, la justice française avait procédée à la saisi de plusieurs bien appartenant à la famille présidentielle congolaise. Ces biens étaient constitués de plusieurs voitures de luxe, d’un studio dans le XVIe arrondissement de Paris, d’un triplex dans la banlieue de Neuilly-sur-Seine, deux biens immobiliers à Courbevoie ainsi que d’un ensemble immobilier dans le XVIIe arrondissement de Paris au nom de l’épouse du président, Antoinette Sassou Nguesso.
‎Pour rappel, cette affaire des biens mal acquis découle des soupçons de détournements de deniers publics de certains États-africains par les personnalités dirigeantes et très souvent leurs proches. Les enquêtes menées visent donc à établir un lien, aussi direct que possible, entre les acquisitions des dirigeants africains et les ressources des États dont ils ont la gestion.
Dans le cas Nguesso, celui qui nous intéresse ici, la justice française a ciblée une société de droit mauricien, à la dénomination sociale de Cipci International. Cette société ce serait livrée à la réalisation d’achats somptuaires pour le compte de la famille Sassou Nguesso, dont des biens immobiliers.
Les enquêteurs pensent que cette société a reçu plusieurs dizaines de millions d’euros entre 2008 et 2011, « provenant de la direction générale du Trésor » congolais. Des soupçons qui, s’ils étaient avérés prouveraient, si besoin était, que des deniers publics, destinés à être affectés au bien être des congolais, ont eus pour emploi, l’enrichissement du patrimoine personnel de la famille Nguesso.
S’il est vrai que cette manoeuvre comporte une connotation politique déplorable, en ce sens que la France décide unilatéralement de s’immiscer dans la gestion de la chose publique en Afrique, il est tout aussi vrai que cette gestion patrimoniale par les chefs d’États constitue une réel problème en Afrique.

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