UN ENFANT DE CM2 TABASSÉ POUR SA COULEUR DE PEAU

7% des 3.2 millions de collégiens français se disent victimes de harcèlement « sévère » selon différentes études. Un chiffre qui donne des sueurs dans le dos. Récemment encore, à Veauche, commune de la Loire, un enfant de 10 ans d’origine Guadeloupéenne, a été roué de coups, par 4 élèves dans la cour d’une école primaire à cause de sa couleur de peau.

Pendant trois années, ce garçon se faisait régulièrement battre, humilier intimider par ses camarades à cause de sa couleur de peau. Durant c’est trois années qu’il encaissait insultes, brimades, intimidations, cris de singe. Une situation similaire à c’elle de son précèdent établissement. Le 14 mars dernier, l’enfant a été plaqué au sol par d’autres élèves et frappé, à tel point que cet élève de CM2 s’est vu prescrire quatorze jours d’incapacité temporaire de travail. En plus de la douleur physique, le médecin s’inquiète des conséquences psychologiques pour le jeune garçon. Car cela faisait 3 ans qu’il encaissait insultes, brimades, intimidations, cris de singe.

« On lui a offert une banane la semaine dernière. On lui a dit ça vient de chez toi ça (…) On le traite de babouin… Des mots qui remettent mon intégrité de maman et l’intégrité de toute une famille, d’origine antillaise, intégrée en France et pour qui ça se passe très bien dans la vie de tous les jours », a raconté aux médias, la mère du garçon. C’est une maman en colère qui s’exprime, qui explique avoir frappé à toutes les portes. Celles des services sociaux, du Préfet, du maire de la commune. Sans réelle avancée. « J’en veux énormément à l’Education nationale (…) On a tout fait et aujourd’hui, ce sont les coups de trop ». Sur « Europe 1 » Les parents dénoncent l’inaction des autorités compétentes. C’est pourquoi ils ont décidé de porter plainte. Contre les quatre enfants agresseurs présumés, contre la ville de Veauches, contre l’Inspection académique.

De son côté, l’inspection de l’académie de la Loire apporte un démenti formel quant à son inaction. L’adjoint au directeur de l’académie, Cyril Thomas a affirmé à Europe 1 que « les parents ont été reçus, les personnels de l’Education nationale se mobilisent pour accompagner la victime, les agresseurs, les témoins, les équipes enseignantes et les parents. » Une enquête a été ouverte. Elle a été confiée à la gendarmerie de Montbrison (Loire).
NegroNews

Commentaires

commentaires