OBAMA VS TRUMP « ÉCOUTES TÉLÉPHONIQUES » LE MOONWALK DE LA MAISON BLANCHE

Rétropédalage dans l’affaire des « écoutes téléphoniques » qui oppose le 44e au 45e président des États-Unis. Samedi 4 mars Donald Trump enflammait la toile avec des accusations incendiaires lancées à l’encontre de son prédécesseur, dans une série de tweets : «Terrible ! Je viens d’apprendre qu’Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la Trump Tower, juste avant la victoire. Rien n’a été trouvé. C’est du maccarthysme !» avait-il accusé avant d’ajouter : «Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas pour mettre mes téléphones sur écoute durant ce processus électoral sacré. C’est Nixon-Watergate. Mauvais type !». Barack Obama a-t-il réellement placé sur écoute la Trump Tower ? Info ou intox, décryptons ensemble les dessous de cette affaire.

Depuis les accusations de Trump, des réactions fusent de toutes parts. Du côté de l’ancien président il s’agit d’une intox, c’est bien ce que pense Ben Rhodes, un ancien proche conseiller de Barack Obama. Ou encore Kevin Lewis porte-parole de Barack Obama, qui a déclaré à l’agence américaine « Associated Press » : « En ce qui concerne cette pratique, ni le président Obama ni les employés de la Maison Blanche n’ont jamais ordonné la surveillance d’un quelconque citoyen américain, Toutes les accusations à ce sujet sont fausses ». Il ajoute que l’une des « règles d’or » du gouvernement Obama stipule qu’aucun membre de la Maison Blanche n’interfère avec les investigations du département de la Justice.

Chez les républicains on note deux réactions depuis dimanche : celle du sénateur républicain John McCain qui avait appelé le Président à apporter les preuves de ses accusations. Également celle de la conseillère de l’homme d’affaires Kellyanne Conway qui,avait pourtant suggéré que l’espionnage aurait pu aller bien plus loin que les simples écoutes téléphoniques, avant de se raviser. Lundi, la Maison Blanche a fait marche arrière. Sean Spicer le porte-parole de la Maison Blanche, lors de son briefing hebdomadaire, affirme qu’il s’agit d’un malentendu : «Il (Donald Trump) ne pense pas vraiment que le président Obama est venu et a mis sur écoute son téléphone personnellement (…) Il se référait aux activités de surveillance en général pendant la campagne de 2016».

Selon « Libération », la Maison Blanche avait demandé au comité du renseignement de la Chambre des représentants d’enquêter sur ces allégations. Ce dernier avait exhorté le département de la Justice de fournir pour le 13 mars une quelconque preuve. Lundi, Sarah Isgur Flores, la porte-parole du département de la Justice, a déclaré avoir demandé au comité plus de temps pour répondre à sa requête. La deadline est désormais fixée au lundi 20 mars, date à laquelle le comité devra également examiner les possibles ingérences russes dans l’élection présidentielle de 2016 visant à favoriser le candidat Républicain.
NegroNews

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