GBAGBO : 11e REFUS DE LIBERTÉ CONDITIONNELLE

Laurent Gbagbo sortira-t-il ? Peut-être, peut-être pas ! Même pour certains de ses partisans les plus optimistes, la messe est dite. À son compteur 11, 11 refus de liberté conditionnelle. Mais cette fois-ci contrairement aux précédentes, ce refus est loin de faire l’unanimité : le président de la Chambre s’est déclaré en faveur de sa libération. En effet Incarcéré depuis plus de cinq ans, à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, l’ancien président qui risque la prison à vie, a vu son procès débuter en janvier 2016, il faudra attendre encore sept ou huit ans pour connaitre le dénouement de cette affaire.

C’est RFI, qui rapporte l’information. Les juges de la CPI ont pour la 11 ème fois refusé d’accorder la liberté provisoire au président Laurent Gbagbo, les juges Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson estiment que l’ancien président ivoirien pourrait profiter d’une éventuelle libération pour disparaître de la planète terre, grâce notamment à son « réseau » de supporters, et parce qu’il risque, devant la Cour, la prison à vie. Les juges prennent prétexte de certaines activités de la fronde et de partisans de Laurent Gbagbo pour lui refuser la liberté provisoire. Au nombre de ces activités, la Cour cite notamment : les convois et meetings à la CPI, la pétition pour la libération de Gbagbo, la révélation de l’identité des témoins sur les réseaux sociaux.

Des arguments battus en brèche par le juge-président Cuno Tarfusser, plutôt favorable à la libération du président Gbagbo pour son âge avancé et pour des incorrections de la part du bureau du procureur, a été mis en minorité. En effet, selon RFI, le juge-président Cuno Tarfusser trouve la formule de ses collègues « étonnante » sur le fond et « radicale » sur la forme. Et rappelle que jusqu’ici, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Les textes de la Cour, comme c’est aussi le cas dans de nombreux pays, rappelle-t-il, indiquent qu’un accusé doit être jugé dans « un délai raisonnable », sans qu’il ne soit réellement défini.

Aux juges donc de décider du « raisonnable ». Et pour le président Tarfusser, cette limite « a été atteinte ». Laurent Gbagbo a déjà passé plus de cinq ans en détention, écrit-il. Pointant les défaillances du procureur, il rappelle que l’ancien président a passé 925 jours en prison avant d’être formellement mis en accusation. A l’époque, l’accusation avait été invitée à revoir sa copie, et avait dû relancer son enquête, jugée bien trop faible».

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