JEAN PING RÉPROUVE LA RÉPRESSION SUR LES ÉLÈVES

Jean Ping s’insurge contre le traitement réservé aux élèves par les forces de l’ordre. Suite à la dernière répression de la police sur les élèves, le candidat malheureux à la présidentielle d’aout 2016, exprime désapprobation via un communiqué publié sur les réseaux sociaux. En effet, au pic de la vague de contestations sociales qui sévit depuis quelques jours dans le pays, notamment avec les populations sinistrés des inondations et maintenant depuis 48 heures avec celle des élèves réclamant de meilleurs conditions d’études et le retour dans les salles de classe de leurs enseignants, a donné lieu à une répression violente de la part des forces de l’ordre dans trois villes ( Oyem, Lambaréné et Port-Gentil). Face à cette situation, celui qui se considère toujours comme vainqueur des dernières élections a décidé de réagir. Il a dénoncé ces répressions et appelé le peuple gabonais à rester mobilisé.

Communiqué de Jean Ping
Gabonaises, Gabonais,
Je dénonce aujourd’hui haut et fort la terrible répression qui s’abat en ce moment même sur nos enfants à Port-Gentil, Lambaréné, Oyem et peut-être ailleurs encore dans le pays.
Nos jeunes Gabonais, privés d’école depuis le début de la crise post-électorale en septembre 2016, se sont mobilisés aujourd’hui avec succès pour manifester pacifiquement leur droit à l’éducation.
Or, c’est de nouveau par une violence sanglante que s’illustre ce régime dictatorial et moribond que nous voulons chasser du pouvoir.
Quel dialogue voulez-vous mener avec ces gens-là qui s’en prennent aujourd’hui à nos enfants? Je prends à témoin la communauté internationale et nos frères africains : arrêtez de soutenir cet imposteur et punissons ensemble les auteurs de ces crimes !
Notre coalition, toujours unie, n’a d’autre ambition que de préparer un avenir meilleur pour notre peuple, dans un esprit d’ouverture et de coopération avec les alliés qui nous auront soutenus.
Gabonaises, Gabonais,
Chaque jour de Résistance nous permet d’avancer un peu plus vers la victoire. Restez mobilisés, je ne reculerai pas!
Que Dieu vous garde
Jean Ping

La société civile qui n’est pas en reste, elle aussi a haussée le ton, en qualifiant la violence policière de : « brutalité de trop.» un appel à la résistance qu’a réitéré Georges Mpaga président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG). Et Laurence Ndong, activiste bien connue pour ses prises de positions à travers les réseaux sociaux : «Les enfants réclament simplement d’aller à l’école, que l’école reprenne, parce que ça fait des mois qu’ils n’apprennent pas. Ali Bongo répond comme il a fait hier (ndlr, le 20 février) en envoyant sa milice cagoulée pour charger les enfants de gaz lacrymogène, les blesser», a-t-elle dénoncé.

En réponse aux manifestations le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Alain Claude Bilie-By-Nze, au cours de la traditionnelle conférence de presse qui s’est tenue ce mardi 21 février, a confié que plus de 800 enseignants verront leurs salaires suspendus cette fin de mois.
NegroNews

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