AFFAIRE THÉO: L’IGPN ÉCARTE LA THÈSE DU VIOL

Le Code pénal français définit le viol à l’article 222-23 comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. Au regard de cette seule disposition de la loi, l’on peut aisément estimer que Théo, jeune Aulnaysien ayant fait l’objet d’une « interpellation musclée » au cœur de la cité des 3000, interpellation au cours de laquelle une matraque télescopique a été introduite dans son anus par un policier, a été tout simplement violé. Et ‎pourtant selon l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ce n’est pas le cas. Pour cette entité, ce qui s’est passé dans l’affaire Théo, « C’est très grave, mais ce n’est pas un viol ».
RTL et LCI après consultation des premières observations de la police des polices rapportent que la thèse du viol n’est pas retenue, on parlerait plus de violences, tout simplement une énormité.


L’IPGN estime que c’est un accident, une « opération qui tourne mal », c’est ce que rapporte LCI. Si pour justifier « cet accident » l’IPGN émet pour thèse la résistance du jeune Théo face aux agents qui tentaient de le menotter, l’absence d’intention de violer de la part des agents, la vérité est que tout cela est grotesque et indigne pour les forces de l’ordre. Cela dénote d’une solidarité aveugle, voir même dangereuse.


Interrogée par LCI, une source affirme, « C’est très grave, indubitablement, ça peut être des violences ayant entraîné une infirmité permanente. Mais ce n’est pas un viol ». Le code pénal semble pourtant clair sur la question du viol. Espérons que la justice donnera force à qui de droit. ‎

NegroNews

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