AFFAIRE THÉO : « UN GESTE ACCIDENTEL » À L’ORIGINE DU VIOL ?

AFFAIRE THÉO : « UN GESTE ACCIDENTEL » À L’ORIGINE DU VIOL ?

Alors que l’enquête est désormais menée par un juge d’instruction, les avocats des policiers mis en examen pour violence volontaire en réunion et viol se manifestent au travers des médias. Tout d’abord, Me Frédéric Gabet, conseil du syndicat policier Alliances’est rendu à l’IGPN (inspection générale de la police nationale) pour assister le gardien de la paix de 27 ans soupçonné d’avoir volontairement introduit une matraque télescopique dans le rectum de Théo. M. Gabet en ressortira, dressant le portrait d’un homme « calme et plutôt éduqué» et soutenant que son client n’avait « pas d’intention de commettre un viol».

Il ira même plus loin dans sa thèse, plaidant le « caractère accidentel » du geste. Ce serait la logique après que des agents ont déclaré que le pantalon de la victime aurait glissé tout seul [son caleçon avec]. Ces déclarations sont très dégradantes pour la victime et même pour la fonction de forces de l’ordre. Le Juge des Libertés et de la Détention a placé le fonctionnaire sous contrôle judiciaire très strict. Il ne peut plus exercer son métier et est interdit de séjour en Seine-Saint-Denis.

Les avocats des trois autres policiers ne sont pas en reste. Puisque selon eux, les trois autres policiers n’ont «pas vu ce qui s’était passé» diront-ils. Me Pascal Rouiller, qui défend le plus jeune, indique qu’il n’était pas armé : «Il a ceinturé à mains nues le jeune pour qu’il soit menotté. Il ne comprend pas comment il a pu être blessé comme ça.» Me Daniel Merchat, avocat du policier de 36 ans, explique que, en tombant au sol avec Théo, son client «a actionné sa gazeuse et s’est gazé lui-même».

NegroNews

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