NIGÉRIA : LE BILAN DE BOMBARDEMENT DU CAMP DE DÉPLACÉS PAR L’ARMÉE S’ALOURDIT

Plus tôt dans la semaine, nous informions d’une grave erreur de l’armée nigériane qui a bombardé un camp de réfugiés alors que ces personnes venaient d’échapper à la violence du groupe islamique Boko Haram. Alors qu’on annonçait déjà mardi un bilan de 45 morts et 120 blessés, il ne cesse de s’alourdir au grand damne de la population de Rann.

Il s’élève désormais à 90 morts, selon un dernier bilan de Médecins Sans Frontières. Parmi les victimes, on dénombre plus de femmes et d’enfants. Il n’est néanmoins par encore définitif et pourrait gravement s’alourdit encore. Plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents de la ville de Rann, dans l’État du Borno, font d’ores et déjà état de 170 tués, a expliqué l’ONG, vendredi 20 janvier.

« Ce chiffre doit être confirmé. Les victimes de cet épouvantable événement méritent que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé et sur les circonstances dans lesquelles cette attaque a eu lieu », a déclaré le directeur général de MSF Bruno Jochum dans le communiqué. On évoque deux bombes qui ont été lâchées dans un camp qui abritait 40.000 réfugiés. Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel. Une liste de 20 témoins a déjà été établie et un comité, composé de hauts responsables militaires, devra présenter son rapport au plus tard le 2 février, peut-on lire dans la revue Jeune Afrique.

NegroNews

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