ILS ÉCHAPPENT À BOKO HARAM ET MEURENT DANS UNE FRAPPE ACCIDENTELLE DE L’ARMÉE

Plus de cinquante personnes, civils et humanitaires, ont été tuées lorsqu’un avion de l’armée de l’air nigériane a bombardé par erreur dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, selon un bilan de Médecins Sans Frontières. 52 personnes exactement qui avaient réussi à échapper au groupe islamiste, puis se sont réfugiées dans un camp où elles ont pu bénéficier d‘une aide bénévole notamment en terme d’alimentation.

Une attaque « choquante et inacceptable »contre « des personnes vulnérables qui ont déjà fui des violences extrêmes », s’indignera le Dr Jean-Clément Cabrol, à la connaissance de la frappe « par erreur » qui a fait de nombreuses victimes dans la ville de Rann, au Nord-Est du pays. « Ces dernières semaines, Boko Haram a déplacé sa base de la forêt de Sambisa vers Kala et un avion militaire a visiblement confondu Rann avec Kala », a signalé un habitant.

Serait-ce une erreur de la part de l’armée nigériane ? Dans ce cas il s’agirait d’une grave erreur opérationnelle qui aura fait de lourds dégâts car le bilan officiel annonce 52 morts et 120 blessés, parmi lesquels 19 employés de la croix Rouge (6 morts et 13 blessés). Des images diffusées après l’attaque montraient des enfants blessés, en pleurs, les vêtements déchirés et maculés de sang, ainsi que des corps allongés sur des nattes et recouverts de couvertures. Des patients soignés à même le sol et des baraquements du camp ravagés par le feu étaient aussi visibles. Le président qui a évoqué « une profonde tristesse » ce bombardement qu’il qualifie de « regrettable erreur opérationnelle », a appelé les populations au calme.

NegroNews

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