C’EST « DOUX » D’ÊTRE BLANC EN AFRIQUE

L’histoire est assez folle. Un sdf bordelais s’est retrouvé en Guinée Conakry pour une livraison de drogue et a, semble t-il, été charmé par les spécialités locales et la considération qu’il suscitait. Résultat le toubab ne veut plus rejoindre sa France natale.
Bernard Vernier vivait, ou du moins survivait dans les rues de Bordeaux. N ayant pas d’emploi et divorcé, lorsqu’il a été contacté par la mafia nigériane pour servir de mule en Afrique, en contrepartie de 1000 euros comme frais de voyage et 6000 euros au retour de la mission, c’est tout naturellement qu’il a accepté.

Ce procédé consistant à utiliser des mules pour acheminer de la drogue est assez fréquent pour la mafia nigériane. La raison de cette préférence est liée au manque de confiance en les africains qui, très souvent se volatilisent avec la drogue après perception des frais de voyage.

C’est donc ainsi que Bernard Vernier se rend à Madrid, ville dans laquelle sont établis les dealers afin de les rencontrer. Les termes de l’accord étant fixés, il s’envole pour l’Afrique, destination Guinée Conakry , avec la somme de 1000 euros devant couvrir les charges relatives à son séjour. Une escale est faite à Casablanca. Là, durant les six heures que dure l’escale, la mallette de drogue en sa possession, il rencontre des guinéens en partance pour la Guinée Conakry et est frappé par leur attitude chaleureuse. Filles comme garçons lui souhaitent un bon séjour à Conakry et échangent leurs contacts téléphoniques. D’autres lui conseillent des hôtels où se loger et des endroits à visiter et où se restaurer.

Arrivé à l’aéroport de Gbessia à 5h du matin, Bernard Vernier se rend très vite compte de l’hospitalité africaine où il ne fait face à aucune complication, si ce n’est à la volonté de tout le monde de l’orienter, sans doute du fait de sa couleur de peau il faut bien le dire. Réceptionné par son contact de la mafia sur place, ce dernier le loge dans un hôtel de la place. Bernard Vernier le Sdf, un homme de la rue passe le plus de son temps dans les rues de Conakry avec les Guinéens, les offrant à boire et partageant à manger avec eux également.

Le Sdf est alors le centre d’intérêt de tous. Les filles lui tombent littéralement dessus. Comme très souvent, un homme blanc en Afrique, c’est synonyme d’homme aisé. Bernard en oublierait même qu’il est sdf à bordeaux.
Face à tant de chaleur et d’affection, Bernard décide de faire faux bond à la mafia Nigériane en prenant la ferme décision de ne plus repartir en Europe et de faire sa vie en Afrique. « Chou, t’es un blanc et ici t’as plus de chances de vite trouver un boulot… », martèle une de ses conquête pour l’inciter à s’établir en Afrique.

Une phrase qui fait bien état du complexe de supériorité des africains, l’homme blanc est forcément plus compétent. Une chose est certaine, Bernard Vernier lui ne pense même plus à son bordeaux d’antan et voit en l’Afrique une nouvelle chance de vie qui s’offre à lui.

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